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Nationale

Le FFS : «Cette pseudo-opposition confond sciemment dialogue et compromission»

Le FFS : «Cette pseudo-opposition confond sciemment dialogue et compromission»

Si le FFS s’abstient pour le moment de répondre aux partis siégeant au sein de la coordination nationale (CNTLD) qui n’ont pas mâché leurs mots pour le descendre en flammes, ce parti vient de le faire par le biais d’un éditorial à travers leur journal en ligne Libre-Algérie, posté samedi.

Deux hommes sont principalement ciblés, les leaders de Jil Jadid, et du RCD, qui semblent être les plus virulents envers la démarche politique du FFS.

Selon cet éditorialiste, qui a reçu l’aval de la direction nationale du plus vieux parti de l’opposition, « l’idée a du mal à séduire une certaine fausse opposition radicale, et ce, pour la simple raison qu’elle émane du FFS ».

Plus loin, l’article, ne prend pas de gants pour dire les quatre vérités et pointer du doigt deux partis accusés de vouloir s’appuyer sur un hypothétique coup d’Etat militaire pour arriver à leurs fins : « Ainsi, après avoir apporté son soutien total au régime dans les années 1990, en prenant les armes en vue de le sauver, cette pseudo-opposition confond sciemment le dialogue et la compromission. »

Regroupés au sein de la CNTLD, ces acteurs politiques n’admettent aucune proposition ne venant pas d’eux. Animés par un sentiment de fausse radicalité, ils n’ont jamais pensé à un projet politique sans invoquer le coup d’État militaire-, ils divisent les Algériens entre les antis et les proches de Bouteflika.Or, bien que chaque opinion doive être respectée, la voie préconisée par la CNTLD ne peut pas être la panacée ».

Le FFS tente d’expliquer une nouvelle fois sa démarche

Selon le FFS, « le point de départ de la crise, en l’occurrence la vacance du pouvoir, est secondaire. Pour lui, il suffit que l’armée fasse un énième coup d’Etat pour que l’Algérie recouvre la stabilité.

Aucun coup d’Etat au monde n’a apporté la stabilité ni le développement » ajoute-t-il. Cette longue contribution va aller jusqu’à accuser ces partis de pratiquer la politique de la terre brûlée : le pouvoir ou le chaos. « Feignant d’ignorer tous les enjeux du moment, les animateurs de la CNTLD s’attaquent avec une véhémence assez rare au projet du FFS.

« Pour tromper l’opinion, ils présentent la démarche du FFS comme étant une manœuvre du régime. Du coup, ils s’assignent pour mission de la saborder. Ainsi, après avoir volé au FFS son idée de consensus, les animateurs de la CNTLD combattent sans le moindre scrupule le parti, mais s’inspirent de son projet consistant à rassembler les Algériens. »

Avant d’asséner sa sentence : « Ce ne sont pas les anciens alliés de la frange dure du régime qui peuvent le remettre en cause. » Mal compris et accusé à tort de sous-traiter pour le pouvoir, le FFS sort ses griffes et entreprend d’expliquer une fois encore sa démarche : « Si le projet du consensus se met en œuvre, les Algériens pourront, pour la première fois depuis l’indépendance, se parler sereinement. En présence des représentants de la société civile, le pouvoir et l’opposition pourront discuter de l’avenir de l’Algérie.

Pour conclure, il va de soi que l’Algérie a besoin de toutes les meilleures volontés pour transcender la crise. Bien que le régime ait repoussé jusque-là les initiatives de l’opposition, il n’en reste pas moins que les risques d’instabilité, qui guettent le pays, exigent la tenue d’un dialogue franc entre le pouvoir et l’opposition » tente-t-il d’avertir.

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