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Nationale

Le FFS boude le RCD, le TAJ et le MPA

Le FFS boude le RCD, le TAJ et le MPA

« Mettre le mouvement dans le statu quo, mettre le mouvement dans la société ! ». Ce slogan du FFS, qui a bien fait rire certains, est aujourd’hui mis à profit par le parti de Hocine Aït Ahmed qui passe à l’action en allant hier à la rencontre de deux grands partis du pays, le FLN et le RND qui, à eux seuls, possèdent la majorité au Parlement (APN et Conseil de la nation).

Une délégation du FFS composée des membres de l’instance présidentielle, Chérifi Mohand-Amokrane, Ali Laskri, Saïda Ichalamene et le premier secrétaire du parti, Mohamed Nebbou, ainsi que le chef du groupe parlementaire, Chafaa Bouaïche, s’est déplacée hier au siège du FLN pour rencontrer les principaux responsables de ce parti afin de présenter sa démarche lancée depuis son 5e congrès national. La rencontre a eu lieu au siège de l’ancien parti unique.

Dans son intervention, Amar Saâdani, secrétaire général du FLN, a affirmé que le rapprochement entre les deux formations n’était pas le fait du « hasard ». Cette rencontre, ajoute-t-il, « est une belle occasion puisqu’elle a lieu quelques jours avant le 60e anniversaire de la Révolution », rappelant avoir adressé, il y a un an, une lettre à Hocine Aït Ahmed. « Cette période nécessite la participation de tous les enfants de la patrie. Nous nous rencontrons pour évaluer la situation politique.

Nous sommes dans une nouvelle ère caractérisée par une accélération des évènements », a-t-il dit. Amar Saâdani a réitéré son appel à la concertation en direction de tous les partis politiques. Mohand-Amokrane Cherifi, membre de la direction du FFS, a ensuite pris la parole pour rappeler que son parti a toujours considéré le FLN comme le parti le plus important en Algérie.

Concernant la rencontre avec le FLN, Mohand-Amokrane Cherifi a affirmé que la délégation du FFS est venue avec « une page blanche » pour voir comment partager « notre expérience ensemble », avec comme objectif de « contribuer à la stabilité nationale ».

Selon Chérifi, Hocine Aït Ahmed « en est convaincu, que c’est l’aspiration de tous les Algériens. Nous avons essayé depuis 1963 plusieurs actions pour constituer le consensus national. En 1965, nous avions un accord avec le FLN pour essayer de construire ce consensus, par la suite, nous avons fait plusieurs mémorandums, plusieurs documents en direction des gouvernements au pouvoir pour essayer de rassembler les rangs et essayer de construire ensemble un Etat de droit, de construire la démocratie et de préserver l’indépendance nationale », dit-il. En fin de journée, la délégation du FFS a rencontré le RND, une rencontre prévue initialement la matinée mais qui a été décalée pour des raisons de disponibilité, affirme le FFS.

Or, un petit problème a surgi lorsque le SG du FLN a été mis au courant de la rencontre avec le RND prévue initialement à 10h00, soit avant celle prévue avec le FLN. Saâdani a piqué une vive colère et a même menacé de reporter la rencontre si le FFS maintenait l’horaire du rendez-vous avec le RND. Finalement, le FFS s’est plié au caprice du patron du FLN et a reporté la rencontre à 17h00, au grand dam de Bensalah.
Le FFS prendra langue, dans la matinée d’aujourd’hui, avec l’ex-chef de gouvernement, Ali Benflis.

Pour ce qui est de la journée de demain, deux rencontres sont inscrites dans l’agenda du FFS. La première avec le MSP et la seconde avec Mouloud Hamrouche, ex-chef de gouvernement et chef de file des réformateurs. D’autres rencontres avec d’autres acteurs seront annoncées au fur et à mesure de l’approche des dates de leur tenue. Dans la semaine, d’autres rencontres sont prévues avec notamment le parti de Djaballah et Ennahda, mais point de RCD, de TAJ et de MPA, selon une source interne du parti.

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