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Nationale

Le FFS, bien parti pour réhabiliter l’ex FIS

Le FFS, bien parti pour réhabiliter l’ex FIS

Poursuivant les consultations bilatérales qu’il mène avec les acteurs politiques et sociaux en vue de la tenue de la conférence nationale de consensus prévu le 23 et 24 février 2015, le FFS recevra aujourd’hui au siège du parti, des responsables de l’ex FIS tels que Guemazi, Abdelkader Boukhemkhem et Ali Djeddi.

Ces trois responsables ont tous une part de responsabilité dans la tragédie nationale qui a secoué le pays durant les années 90. Et ils ne s’en cachent pas d’ailleurs.

Ils continuent à s’en laver les mains. Ces responsables qui continuent toujours de croire en l’avènement d’une république islamique ne sont pas solubles dans la démocratie. Allié stratégique du FIS au début des années 90, le plus vieux parti de l’opposition compte mettre en scène un parti dissous, responsable de plus de 200 000 morts et de la décennie noire.

Tous les responsables de ce parti dissous n’ont jamais demandé des excuses ou pardon au peuple algérien qui à chèrement payé les erreurs de ce parti islamiste, lequel a cautionné la violence en gardant même jusqu’à aujourd’hui un mutisme coupable.
Un nouvel San’ Egidio est-il en marche ? Le fameux conclave de Sant Egidio a regroupé a l’époque l’ex FIS, le FFS, Ennahda de Djaballah, Louisa Hanoune, Benbella et Me Abdenour Ali Yahia.

Le FFS d’Aït Ahmed et d’autres formations préconisent la réintégration dans la vie politique de l’ex-FIS qu’ils estiment seul capable de maîtriser le développement du terrorisme du GIA et de ramener l’ordre. Ce sont ces partis qui rencontraient à Rome les dirigeants de l’ex-FIS et signaient un pacte demandant que le gouvernement redonne sa place à l’ex-FIS, en contrepartie d’un renoncement à la lutte terroriste.

Finalement le terrorisme a été militairement vaincu en 1999 bien avant l’arrivée au pouvoir de Bouteflika et ce grâce aux efforts et aux sacrifices de l’Armée nationale, des patriotes et des gardes communales qui avaient décimé la presque totalité de effectifs des groupes terroristes.

Ne restaient que ceux qui ne voulaient pas descendre du maquis et ceux de l’AIS (5000 environ) cantonnés dans une seule région Jijel. La lutte acharnée engagée et menée contre le terrorisme par le président Liamine Zeroual en 1994 a porté ses fruits quelques années plus tard.

Les effectifs des différents groupes terroristes (GIA, FIDA, GSPC et l’AIS) estimés à l’époque à quelques 40.000 se sont considérablement réduits à quelques poches en 1999. A l’arrivée au pouvoir du président Bouteflika, le terrorisme était complètement à genoux et largement vaincu. Les plus grands chefs criminels (Gousmi, Zouabri, Zitouni) ont été éliminés et les autres obligés de s’enfuir hors du territoire national (Belmokhtar and co).

La politique du tout sécuritaire a littéralement bloqué l’arrivée au pouvoir du courant islamiste. Les massacres en série, les faux barrages, les bombes artisanales placées sur les places publiques, les meurtres n’ont pas réussi à faire plier les citoyens.
Quelques 200.000 personnes toutes catégories confondues ont payés de leur vie.

Le président Zeroual a toujours parlé lors de ses différents discours de l’extermination totale des terroristes.
Durant son règne (1994-1999) Liamine Zeroual, malgré des difficultés économiques qui ont mis à mal le pays, a tenu bon et a pu résister au travail dévastateur des groupes terroristes. Les pertes ont été estimées à plus de 20 milliards de dollars.

En 1999, au plus fort d’une crise politique, il préfère jeter l’éponge et annoncer dans la foulée des élections présidentielles anticipées afin d’éviter ainsi un bras de fer avec les décideurs ravageur pour le pays. Depuis les nominations successives au poste de premier secrétaire de Tabou, Laskri et récemment Nebbou et le retrait définitif de son leader, Hocine Ait Ahmed le parti tangue au gré des vents sans vision politique.

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