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Nationale

Le droit du peuple sahraoui est “légitime” (conférence)

Le droit du peuple sahraoui est “légitime” (conférence)

 Les participants à la 6e Conférence internationale d’Alger sur “le droit des peuples à la résistance : le cas du Peuple sahraoui”, ont réaffirmé samedi la légitimité du combat de libération nationale du peuple sahraoui et sa résistance pacifique contre l’occupation marocaine.

Les participants ont, après avoir débattu des différents aspects de la juste lutte du peuple sahraoui, clairement réaffirmé, dans la déclaration finale, le droit du peuple sahraoui à “la résistance face à l’occupation illégale de son territoire par le Maroc, tel qu’énoncé dans l’article 51 de la Charte des Nations unies et la résolution 3163 de 1973 de l’Assemblée générale de l’ONU”.

Ils ont, à cette occasion, réaffirmé la légitimité du combat de libération nationale du Peuple sahraoui et sa résistance pacifique, contre l’occupation marocaine, saluant, par la même, “la position constante, ferme et courageuse de l’Union africaine (UA) en faveur de l’autodétermination au Sahara occidental”.

Les participants ont également exigé de l’ONU à honorer rapidement son engagement d’organiser un référendum d’autodétermination pour le peuple sahraoui, et dénoncé “les violations répétées” des droits de l’Homme par le Maroc au Sahara occidental.

La déclaration finale appelle, en outre, l’Onu, l’Union européenne (UE), l’Union africaine (UA), les Organisation non gouvernementales internationales (ONG) et tous les militants des droits de l’Homme à travers le monde à “garantir rapidement par tous les moyens possibles le respect et la protection des Droits de l’Homme et exiger la libération immédiate de tous les prisonniers sahraouis ainsi qu’une enquête impartiale sur les disparus”.

Dans ce cadre, les participants se sont déclarés “mobilisés pour appuyer auprès du Conseil de sécurité l’élargissement du mandat de la Mission de l’Onu pour l’organisation du référendum au Sahara occidental (Minurso) à la protection et au respect des droits de l’Homme au Sahara occidental”.

Appels pour un référendum d’autodétermination et la protection des ressources sahraouies

La Déclaration finale appelle à l’arrêt immédiat de la spoliation par le Maroc des ressources naturelles du Sahara occidental, interpellant à ce sujet notamment l’UE ainsi que certains gouvernements à respecter la légalité internationale, et d’exécuter, sans tarder, les jugements de la Cour de justice européenne (CJUE) de décembre 2016 et janvier 2018.

Ils ont par ailleurs, demandé à l’ONU et à toutes ses agences spécialisées et concernées ainsi qu’à toutes les institutions internationales humanitaires d’apporter une assistance efficace et multiforme aux réfugiés sahraouis.

Les Participants à la 6e Conférence internationale d’Alger ont sollicité à l’issue de ces assises tous les Etats du monde à accorder aide et assistance à l’Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU Horst Kohler, l’encourageant par la même, à persévérer dans sa mission pour aboutir à une solution juste et définitive du conflit du Sahara occidental à travers un référendum d’autodétermination libre et transparent .

S’adressant spécifiquement à la France et à l’Espagne officielles, les participants ont appelé à cesser, sans tarder, leur “soutien injuste” à la position marocaine, leur demandant d’honorer les valeurs de leurs Etats respectifs, en adoptant, dans ce conflit des positions politiques “claires et conformes” au droit international et à la volonté du reste de la communauté internationale.

Ils ont, en outre, appelé à “renforcer les rangs du mouvement international de solidarité avec le peuple sahraoui dans son combat pour la liberté”, en contribuant, dans tous les espaces de mobilisation, à faire aboutir ses revendications justes et légitimes.

Par ailleurs, un message a été adressé aux médias, les sollicitant à relayer l’information afin de “briser l’embargo médiatique imposé par le Maroc à propos des réalités du dossier du Sahara occidental et la résistance des sahraouis.

La 6e Conférence internationale, tenue sur deux jours et co-organisée par le Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS) et l’ambassade en Algérie de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), a vu la participation de plus de 300 personnes venus des quatre coins du monde, à savoir : l’Argentine, Chili, Pérou, Mauritanie, Slovénie, Croatie, Ghana, Mexique, Hongrie, Italie, Espagne, Belgique, France, Congo Brazzaville, Guinée, Palestine, Liban, Yémen, Cuba, Afrique du Sud, Vénézuela, Egypte, Syrie, Mozambique, Angola, Burkina Faso, Zimbabwe, Tanzanie, Etats-Unis, Grande-Bretagne, Congo, Portugal, Finlande, Nigeria, Kenya, Sierra Leone, Serbie, Suisse Brésil, Irak, Koweit, Qatar, Jordanie, Panama , Guinée Conakry et la Namibie.

Le conflit du Sahara Occidental est le plus vieux en Afrique. Eclaté en 1975, les belligérants, le Maroc et le Front Polisario, ont conclu un cessez-le-feu en 1991 suivi de négociations qui ont conduit à la signature des accords de Houston (Etats-Unis). Ces accords prévoient la tenue d’un referendum d’autodétermination du peuple sahraoui qui a été ensuite renié par l’occupant marocain.

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