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Nationale

Le dossier syrien entre les mains de l’Algérie

Le dossier syrien entre les mains de l’Algérie

Le ministre des Affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue des Etats arabes, Abdelkader Messahel est arrivé hier à Damas pour une visite de travail en République arabe syrienne. Messahel qui préside une délégation intersectorielle a coprésidé le Comité de suivi algéro-syrien, aux côtés du ministre syrien de l’Economie et du Commerce extérieur, Hammam El-Jazairi.

Il s’agit d’ »examiner les différents aspects de la coopération bilatérale et les moyens de la promouvoir », selon le communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.

La visite de M. Messahel en Syrie intervient quelques semaines seulement après celle effectuée à Alger par le chef de la diplomatie syrienne Walid Al Mouallam. Le ministre syrien des Affaires étrangères avait fait état de la convergence de vues entre les deux pays frères, indiquant que l’Algérie et la Syrie sont sur « la même tranchée contre le terrorisme « .

Et d’ajouter que les deux capitales refusent catégoriquement toute ingérence dans les affaires internes des pays arabes. Un des rares pays arabes à s’opposer à toute ingérence politique ou militaire dans les affaires internes de la République arabe syrienne, l’Algérie s’est fait remarquer avec acuité ces derniers temps dans la crise syrienne.

« Discrète mais efficace, la diplomatie algérienne a tendance à se frayer un chemin dans le dossier syrien. Cela d’autant que Damas n’a jamais cessé de croire en la capacité d’Alger, pour ce qui est d’un possible dénouement d’une crises que la région n’a jamais connue auparavant », estiment les observateurs.

Des sources dignes de foi évoquent par ailleurs le caractère « strictement politique » qui émaille les relations entre l’Algérie et la Syrie. L’urgence est au politique, la Syrie ayant besoin d’allié fort, comme l’Algérie, pour l’aider à retrouver la paix et la stabilité.

La visite de M. Abdelkader Messahel s’inscrit justement dans cette optique qui se veut beaucoup plus politique, et ce, malgré que son vis-à-vis syrien est en charge du ministère de l’Economie et du Commerce.

« Il est clair que le volet économique sera passé en revue par les deux parties, mais le plus important reste la politique. La Syrie doit sortir de ce guêpier et en recevant Messahel chez elle, elle semble crier à la face des pays que l’Algérie a un rôle important à jouer dans le dossier syrien « , analyse un politologue.

La Syrie, qui a récupéré une bonne partie de ses terres détenues il y a peu par des groupes terroristes, amène les capitales occidentales à reconsidérer soutien de leur aux groupes armés. En premier lieu, les Etats-Unis qui reconnaissent s’être embarqués dans un bourbier « sans fin ».

Dans un entretien accordé à la BBC News, Obama a souligné que la situation en Syrie a beaucoup de complications : « Je ne crois pas que les solutions en Syrie seront faciles, et ceux qui le prétendent n’accordent pas intérêt aux détails », a précisé Obama qui a appelé à exercer des pressions sur toutes les parties pour s’asseoir autour de la table, simultanément avec le ciblage des buts de Daech et l’isolement des parties du pays d’où s’infiltrent les terroristes vers l’Europe.

Obama a souligné que les parlements européens n’approuveront pas l’intervention militaire en Syrie, alors ils ne peuvent pas demander aux Etats-Unis de le faire seuls.

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