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Nationale

Le dinar en dépréciation face au dollar …

Le dinar en dépréciation face au dollar  …

Le dinar a enregistré une dépréciation de 22 % par rapport au dollar américain, mais s’est apprécié de 0,6% par rapport à l’euro au premier semestre 2015 comparativement à la même période de 2014, a indiqué hier le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Laksaci.

« L’impact du choc externe de grande ampleur sur les fondamentaux a induit une dépréciation de 22 % du cours moyen du dinars contre le dollar américain au premier semestre 2015 par rapport au même semestre de l’année passée », a affirmé M. Laksaci lors de la présentation des tendances financières et monétaires de l’Algérie au premier semestre 2015.

En revanche, le cours du dinar a enregistré une très légère appréciation de 0,6 % par rapport à l’euro sur la même échéance, a précisé M. Laksaci, soulignant que le taux de change effectif réel du dinar algérien à juin 2015 reste apprécié par rapport à son niveau d’équilibre de moyen terme en situation d’élargissement du différentiel d’inflation et de tensions sur les marchés des changes.

Selon le gouverneur de la Banque d’Algérie, ces tensions « impactent significativement les cours de change des pays émergents et en développement ».

Par ailleurs, la relative flexibilité du cours du dinar sur le marché interbancaire des changes permet d’absorber, en partie, l’effet de la chute des prix du pétrole dans un souci de prévenir toute appréciation du taux effectif réel dommageable pour la stabilité macro économique à moyen terme, a expliqué M. Laksaci, affirmant que les interventions de la Banque d’Algérie sur le marché « s’inscrivent dans cet objectif stratégique ».

Concernant le crédit à la consommation, le gouverneur de la Banque d’Algérie a annoncé que l’entrée en service de la nouvelle centrale des risques de la Banque d’Algérie est prévue pour la mi-septembre 2015, permettant ainsi de contribuer à la relance de ce crédit destiné aux ménages.

Le gouverneur de la Banque centrale a expliqué que la nouvelle centrale des risques, qui constituera « un important outil d’aide à la gestion des risques de crédits » par les banques de la place, contribuera aussi « à la reprise effective du crédit à la consommation ». Le retour du crédit à la consommation avait été décidé par la tripartie de février 2014 (gouvernement-UGTA-patronat) après avoir été suspendu en 2009 pour ne pas alourdir la facture des importations et encourager la production nationale.

Le crédit à la consommation aux ménages, dont les conditions et les modalités ont été fixées en vertu d’un décret exécutif publié au Journal officiel en mai dernier, concerne les biens fabriqués par des entreprises exerçant une activité de production ou de service sur le territoire national et qui produisent ou assemblent des biens destinés à la vente aux particuliers.

Ces entreprises doivent être, précise le texte, en règle avec les impôts et les organismes de sécurité sociale, doivent être bancarisées et vendre avec factures. Le taux d’intégration des biens qui pourront être acquis grâce à un crédit à la consommation doivent être fixés par arrêté ministériel.

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