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Nationale

Le dessalement, une alternative pour l’auto-suffisance

Le dessalement, une alternative pour l’auto-suffisance

Le projet de réalisation d’une nouvelle station de dessalement d’eau vient d’être approuvé par le gouvernement. Elle sera installée dans la wilaya de Bejaia, a annoncé le ministre des Ressources en eau Hocine Necib ce lundi , en marge de l’ouverture du Salon international des équipements, des technologies et des services de l’eau ( SIEE Pollutec), qui se tient à la SAFEX jusqu’au 15 mars.

La nouvelle station de dessalement va s’ajouter aux 11 déjà réalisées avec une capacité de production dépassant 2 millions de M3/jour. « Elle va contribuer à l’augmentation de l’offre nationale en eau potable provenant du dessalement d’eau de mer, qui dépassera les 25% d’ici 2020 », précise le ministre. « Ce qui fait qu’un Algérien sur quatre consommera l’eau potable provenant de la mer », poursuit-il. Une démarche qui entre dans la politique de diversification de la ressource, adoptée depuis 2003 dans le but de renforcer l’offre en eau et ainsi assurer la sécurité hydrique. Pour ce qui est de la réalisation de ces stations, le ministre a souligné que l’Algérie, après la réalisation de 11 stations, a acquis de l’expérience.

Necib a souligné qu’un transfert de savoir-faire s’est effectué au profit des ingénieurs algériens travaillant pour le compte d’Algérian Energy Compagny (AEC) (détenue par Sonatrach et Sonelgaz, qui s’est associée avec des services étrangers spécialistes en la matière) qui se sont imprégnés de l’industrie du dessalement. Il a cité la réalisation de stations de dessalement de moindre taille, notamment dans le Sud, par des opérateurs algériens avec un taux d’intégration de 70%. Le savoir-faire algérien va aussi dorénavant réaliser les études sur les grands transferts d’eau qui étaient auparavant réalisés par des bureaux étrangers. Il a en outre annoncé la construction d’un bateau pour le dévasement des barrages, confié à une entreprise nationale avec un taux d’intégration de 70%. Necib a par ailleurs évoqué avec fierté la maîtrise de la technologie à 100% en matière d’assainissement et d’épuration des eaux usées. C’est dans le même ordre d’idée qu’il a signalé qu’a l’horizon 2020, l’Algérie aura 231 stations d’épuration qui pourront produire plus de 600 million de M3/an dédiés à l’agriculture, ce qui permettra d’alléger les barrages. Necib est revenu sur l’investissement dans le secteur depuis 2000, qui est de l’ordre de 50 milliards de dollars, accompagné d’efforts extraordinaires en plaçant le secteur parmi les hautes priorités de l’Etat, ce qui a permis à l’Algérie d’atteindre les objectifs de développement tracés par les Nations-Unies en 2011 et cela avant les délais, soit en 2015.

Concernant ce rendez-vous regroupant plus de 150 opérateurs représentant 15 pays, le ministre des Ressources en eau estime qu’il est ancré dans les traditions du secteur, et que cette 14e édition s’est principalement focalisée sur la partie du traitement des eaux. « Preuve que les opérateurs ont pris conscience des défis auxquels fait face l’Algérie », souligne le ministre.

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