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Nationale

Le déséquilibre commercial pénalise le partenariat

Le déséquilibre commercial pénalise le partenariat

En dix ans, l’Algérie a importé de l’Union européenne (UE) 220 milliards de dollars tandis que dans le même temps, elle n’a exporté vers l’Europe qu’une dizaine de milliards de dollars. Soit un déficit de l’ordre de 200 milliards de dollars.

Pourtant l’Accord d’association signé en 2005 avait, comme principal objectif de promouvoir les exportations algériennes hors hydrocarbures vers l’Europe et de développer les investissements européens en Algérie. 

Pour ce dernier point, les investissements européens ont littéralement brillé par leur absence. C’est pour s’attaquer à ce déséquilibre commercial que le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, tentera de trouver une issue lors de sa réunion demain à Bruxelles avec la Haute représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini. 

Cette rencontre, constituera « une nouvelle occasion » pour les deux partenaires de passer en revue l’état et les perspectives des relations de coopération et de partenariat entre l’Algérie et l’UE, et d’examiner les voies et moyens de leur impulser une nouvelle dynamique dans les différents domaines conformément à l’esprit et à la lettre de l’Accord d’association, souligne le communiqué.

Cette 10e session du conseil d’association revêt un caractère particulier en ce sens qu’elle est appelée à entériner le document final portant sur les conclusions de l’évaluation conjointe de la mise en œuvre de l’Accord d’association Algérie-UE : « Elle devrait donner, de ce fait, un signal fort en direction des opérateurs économiques quant à la ferme volonté des deux parties de saisir les nombreuses opportunités qu’offre l’Accord d’association en vue d’en faire un instrument au service d’un développement harmonieux et équilibré des relations de partenariat mutuellement bénéfique entre l’Algérie et l’UE », ajoute la même source.

Il sera procédé, à cette occasion, à la signature de trois nouvelles conventions de coopération dans les domaines des énergies renouvelables, des réformes des finances publiques et de la poursuite de l’accompagnement de la mise en œuvre de l’Accord d’association d’un montant total de 40 millions d’euros au titre du plan d’action 2017. Les deux responsables vont ainsi valider un document de référence qui contient des lignes directrices pour que « les relations soient de plus en plus renforcées et apaisées », souligne le même responsable. 

L’évaluation de cet accord va permettre aux deux partenaires de « centrer leurs relations » durant les prochaines années sur un « rééquilibrage des intérêts » économiques, notamment sur la diversification de l’économie algérienne. Selon la partie algérienne, il n’a jamais été question de « renégocier ou de réviser l’Accord, mais d’utiliser pleinement son potentiel dans le sens des intérêts mutuels ».

Pour la partie algérienne, la diversification de l’économie était un enjeu, d’autant plus que le gouvernement est « pleinement engagé » dans le cadre du nouveau modèle de croissance, pour sortir de la dépendance aux hydrocarbures.

L’énergie restera un secteur clé avec l’UE, alors que les deux partenaires peuvent diversifier l’offre énergétique avec le développement des énergies renouvelables et ce, dans le cadre du dialogue de haut niveau instauré entre les deux parties, qui devraient tenir prochainement une réunion ministérielle dans ledit cadre : « Ce secteur est pleinement engagé, mais nous voulons aller au-delà de ce secteur. La pêche, la technologie, les ressources humaines, l’industrie et l’agriculture font partie des grands axes que nous avons mis en place pour les développer en commun durant les cinq à dix prochaines années », a-t-on ajouté.

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