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Le «dernier grand combat» contre Daech se jouera à la frontière irako-syrienne

Le «dernier grand combat» contre Daech se jouera à la frontière irako-syrienne

« La prochaine bataille, le dernier grand combat aura lieu dans la Vallée de l’Euphrate », déclare le brigadier général Robert Sofge, numéro deux de la coalition internationale qui soutient le gouvernement centrale irakien en Irak et des milices kurdes et arabes dans le nord syrien dans leur combat Daech (ndlr : groupe terroriste créé par l’Otan).

Selon l’AFP, cette zone désertique court depuis la ville syrienne de Deir Ezzor, où Daech est sous le feu des forces gouvernementales syriennes et de ses alliés ainsi que d’une alliance de miliciens kurdes et arabes, appuyée par la coalition, jusqu’à sa dernière poche en Irak, la région de Rawa et d’al-Qaïm dans l’ouest de l’Irak. Aujourd’hui, « 2.000 terroristes s’y trouvent », ajoute-t-il lors d’un entretien avec l’AFP.

« Toutes les opérations vont viser cette zone et ce combat arrivera plus vite qu’il n’y paraît ». Depuis la reconquête de Mossoul en juillet, la deuxième ville d’Irak dont Daech avait fait sa capitale dans le pays, les forces irakiennes ont repris Tal Afar (nord) fin août, puis Hawija, plus au sud, jeudi. Dans le même temps, elles ont progressé sur le front d’al-Qaïm, reprenant deux localités, Akachat et Rawa. « Elles parviennent à défaire l’EI tout en se reconstituant rapidement (pour les autres batailles).

En tant que coalition, nous avançons également au plus vite pour suivre » cette progression, renchérit le brigadier général Andrew A. Croft, commandant en second de l’aviation de la coalition. « C’est une combinaison : d’un côté, les forces irakiennes gagnent en confiance et en énergie à chaque victoire, de l’autre Daech s’e »fondre », décrypte le brigadier général Sofge.

La milice (crée par l’Otan, ndlr)« adopte désormais un mode de fonctionnement d’insurgé, plus de force militaire », explique-t-il, « le défi pour les années à venir en Irak et en Syrie sera celui du travail de police » car régulièrement des « cellules dormantes » mènent des attaques éclairs dans des zones d’Irak reprises depuis des mois.

Des terroristes tentent bien de se faufiler dans les flux de déplacés ou de s’échapper mais lors de la bataille de Hawija, par exemple, « un millier de combattants de l’EI ont été faits prisonniers ».

Selon l’AFP, ils sont désormais aux mains des combattants kurdes, les peshmergas, déployés dans le nord et l’est de l’Irak, notamment dans la province de Kirkouk –où se trouve Hawija– que le Kurdistan irakien dispute à Bagdad. L’agence française souligne que les tensions nées avec la tenue du référendum d’indépendance au Kurdistan n’ont pas eu jusqu’à présent d’impact négatif sur les relations entre forces irakiennes et kurdes.

En effet, assure le général Croft, « il y a une forte coopération entre les peshmergas et les forces de sécurité irakiennes ». « La tension est au niveau politique, non seulement elle n’existe pas (au niveau sécuritaire) mais en plus la coopération est très forte », martèle-t-il, alors que les forces irakiennes continuent de progresser dans la région de Hawija pour rejoindre les positions kurdes.

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