La protection civile préconise un dépistage avant la première dose de vaccin
Si les citoyens commencent à prendre conscience de l’importance de se faire vacciner pour lutter contre la propagation du coronavirus, il est important de rappeler que se faire vacciner en plein milieu de la vague que connaît l’Algérie est risqué, notamment si la personne infectée ne présentent pas de symptômes.
C’est ce qu’a fait savoir le chef de la cellule de communication à la Direction générale de la Protection civile, Nassim Bernaoui, qui insiste sur l’importance de se faire dépister avant de bénéficier de sa première dose de vaccin.
En effet, bon nombre d’Algériens ont contracté le coronavirus de manière asymptomatique, sans s’en apercevoir, ou ne sont pas allés se faire dépister. C’est pour cette raison que Nassim Bernaoui estime que la vaccination contre le coronavirus pourrait comporter, dans ce cas, certains risques en cas d’infection cachée. Lors de son passage sur les ondes de la Radio nationale, M. Bernaoui a déclaré que l’opération de vaccination avance bien, saluant la forte participation des citoyens à la campagne de vaccination à travers le pays et appelant à la nécessité d’un dépistage avant d’être vacciné. «Recevoir le vaccin au milieu de la vague que connaît l’Algérie comporte certains risques pour les personnes infectées qui ne présentent pas de symptômes», a ajouté M. Bernaoui, soulignant la nécessité de la vaccination d’une part et celle de l’examen d’autre part. L’invité de la radio a également révélé que 57 000 citoyens ont été vaccinés à travers des centres situés sur tout le territoire national. 17 000 personnes ont reçu le vaccin à Alger.
La campagne nationale de vaccination a été lancée par la Direction générale de la Protection civile à travers les écoles, les mosquées ainsi que plusieurs autres espaces. Concernant l’opération de vaccination, l’intervenant a assuré que celle-ci ne dépasse pas les 15 minutes, avec un suivi médical et des examens minutieux, appelant à la nécessité de se faire vacciner en tirant les leçons des expériences des autres pays. Sur un autre registre, M. Bernaoui a déploré les nombreux incendies qu’a connus l’Algérie cette année, révélant la perte de plus de 11 000 hectares de forêt. Il convient de rappeler que dès l’apparition de cette épidémie du coronavirus en Chine, la Protection civile a été largement mobilisée dans la lutte contre sa propagation.
Les unités de la Protection civile, à travers l’ensemble du territoire national, ont été briefées à propos de ce virus et du protocole d’intervention en vigueur. Des mesures de prévention ont été mises en avant par la Protection civile pour la sauvegarde de ses éléments et des citoyens, à l’instar du transport des victimes vers les structures sanitaires, la désinfection et l’assainissement des quartiers populaires et autres sièges. Les services de la Protection civile comptent des officiers spécialisés qui détiennent une grande expérience dans ce domaine et interviennent en cas d’incidents biologiques.
Dans ce contexte, des programmes de formation et de mise à niveau par l’usage des nouvelles technologies dont bénéficient les éléments de la Protection civile depuis des années leur permettront d’assurer une prise en charge optimale de ce genre de cas.