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Nationale

Le déconfinement total : dernière ligne droite ?

Le déconfinement total : dernière ligne droite ?

Un assouplissement du confinement a été décidé suite à  une baisse des contaminations à la COVID-19 enregistrée ces derniers jours par les services sanitaires.
Cette option constituera selon toutes vraisemblance l’étape vers la levée totale du confinement imposé en mars dernier suite à la propagation de la pandémie en Algérie.
Le nombre de wilayas soumises à un confinement partiel est désormais réduit, tandis que d’autres se retrouvent dans une situation d’avant coronavirus.
Si plusieurs activités (crèches, bibliothèques et musées) sont autorisées à reprendre le service, les pouvoirs publics ne se sont pas encore prononcés sur la reprise d’autres activités, comme le transport interwilayas, mais surtout sur l’ouverture des frontières tant attendue par la diaspora et les agences de voyage.
Une adaptation de la liste des wilayas concernées par les mesures de confinement partiel a été communiquée, lundi par les services du Premier ministre.

Ainsi, le nombre de wilayas soumises à un confinement partiel à domicile passe de 29 à 18. Il a été donc décidé de reconduire pour une durée de 30 jours, à partir du 1er septembre 2020, de la mesure de confinement partiel à domicile de 23h00 au lendemain 06h00 du matin, pour dix wilayas.
Il s’agit des  wilayas de Boumerdes, Bouira, Relizane, Médéa, Blida, Tipaza, Alger, Oran, Annaba, Bejaia, outre l’application de cette mesure pour huit nouvelles wilayas dont la situation sanitaire s’est dégradée, à savoir : Tebessa, Illizi, El Tarf, Ain Defla, Tlemcen, Tizi-Ouzou, Tindouf, Jijel. La levée de cette mesure pour 19 autres wilayas a été décidée, compte tenu de la « nette amélioration » de la situation sanitaire. La modification ou la modulation des horaires, de la mesure de confinement est cependant laissée à l’appréciation des walis en concertation avec les autorités compétentes.

Très attendue par les parents et les responsables de crèches, comme démontré dans une de nos éditions précédentes,  le gouvernement a décidé de réouvrir ces structures d’accueil de la petite enfance, surtout que la mesure du congé exceptionnel accordé aux femmes enceintes et celles élevant des enfants âgés de moins de quatorze ans est levée. Cependant, l’ouverture des crèches est conditionnée par le respect strict d’un protocole sanitaire. Ces garderies ne sont autorisées qu’à accueillir 50% de leurs capacités. Le personnel sera soumis au test de dépistage de la COVID-19, préalablement à l’ouverture de l’établissement. L’on doit aussi veiller au respect de la distanciation physique, au port obligatoire du masque, à la désinfection quotidienne des lieux, la mise à disposition des solutions hydro-alcoolique et l’installation de paillasses de désinfection aux entrées, outre l’adoption d’une aération naturelle des lieux sans recourir aux climatiseurs et ventilateurs. Les parents quant à eux sont interdits d’accès aux locaux. Pour s’assurer de la mise en œuvre de ces mesures, des inspections inopinées seront effectuées sous peine de procéder  à la fermeture de l’établissement.
L’ouverture des bibliothèques, des salles de lecture et musées a été aussi décidée par le gouvernement qui conditionne cette mesure par un protocole sanitaire bien défini.

La question de la reprise des activités et manifestations sportives n’est pas pour l’instant tranchée. Le ministre de la Jeunesse et des Sports est chargé en concertation avec les parties concernées d’examiner cette possibilité. Les pouvoirs publics ont par ailleurs, décidé de maintenir la mesure portant interdiction de la circulation du transport urbain collectif public et privé durant les week-ends, dans les dix-huit wilayas concernées par la mesure du confinement partiel, ainsi que l’interdiction de tout type de rassemblement et de regroupement familial, notamment la célébration de mariages et de circoncision. L’établissement des actes de mariage est cependant autorisé.

Le transport inter-wilayas et l’ouverture des frontières en suspens
Le secteur des transports a été parmi les secteurs frappé de plein fouet par le confinement imposé par les autorités, afin de limiter la propagation du coronavirus. Des pertes atteignant les 50% du chiffre d’affaire des entreprises des transports sont signalées. Si une catégorie des transports est autorisée à reprendre le service comme le transport urbain, celui de l’inter-wilayas n’est pas encore concerné par la reprise. Chose qui provoque l’ire de ces transporteurs qui menacent de monter au créneau. Se sentant lésés, ils menacent de faire entendre leur voix. Une marche escargot à Alger est prévue pour aujourd’hui. Ils exigent une autorisation pour reprendre l’activité après plusieurs mois d’arrêt.  Une situation qui pénalise aussi le citoyen qui trouve des difficultés à se déplacer pour un rendez-vous médical ou administratif ou encore pour rejoindre son lieu de travail.
Tout comme le transport inter-wilayas, rien de nouveau pour l’ouverture des frontières. Elles demeurent toujours fermées au grand dam de la diaspora et des agences de voyage qui ne cesse de multiplier les appels quant à l’ouverture des frontières.  Objet de plusieurs rumeurs ces derniers jours avançant même un date de reprise des vols, aucune décision officielle n’est encore prise ou communiquée à ce sujet. Un député de l’émigration compte même saisir le président de la République pour plaider en faveur de l’ouverture des frontières. Des observateurs n’hésitent pas à défendre l’idée d’ouvrir les frontières avec la mise en place d’un dispositif sanitaire strict, notamment dans les aéroports.

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