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Nationale

Le début d’une épopée

Le début d’une épopée

Le coup d’envoi officiel de l’année culturelle à laquelle s’apprête à vibrer Constantine a été donné jeudi en marge de la visite du premier ministre Abdelmalek Sellal. En plein polémique sur les préparatifs de l’événement moult fois critiqués en raison notamment du peu de sérieux imprégné à la cadence des travaux de nombreux chantiers, Constantine et ses habitants ont tout de même réussi, l’espace d’un entracte, à renouer avec « la » Culture.

Grandiose ! La représentation artistique « la Grande épopée de Constantine » était un chef d’œuvre et rares parmi les personnes conviées à la nouvelle salle ont été celles qui osèrent quitter l’écrin « Ahmed Bey » face à l’emprise du spectacle. 

Une kyrielle de figures artistiques admirablement exécutées par près de 400 jeunes venus des quatre coins du pays a tenu en haleine une assistance déjà bien cajolé par le velours rouge vif des sièges flambant neuf du Zénith.

Une salle inaugurée le jour même par le chef du gouvernement à son arrivée et baptisée au passage au nom du dernier bey du Beylek de Constantine, El-Hadj Ahmed Bey, figure emblématique de la ville des ponts. L’épopée de la « cité imprenable » racontée en images avec des effets d’une haute technicité à la limite du 4D.

L’histoire d’une ville intimidée par le peu d’intérêt que les gouvernants lui ont accordé depuis l’indépendance et qui a refusé plusieurs millénaires depuis qu’elle « accueille » les hommes de s’admettre vaincue. Cirta s’est toujours contenté de dire sa beauté, de séduire et de s’offrir.

Le spectacle de jeudi a réussi en tout cas, et l’avis de l’assistance était unanime, à raconter en trois heures au moins trois mille ans d’histoire de Constantine, la cité du Rocher.

Des premiers hommes de la préhistoire, au dernier Roi de la Numidie Youba en passant par Massinissa, Jugurtha et Syphax, la troupe menée par Ali Aissaoui a réussi un coup de maître en racontant admirablement l’histoire de la capitale orientale du royaume des berbères.

Le passage des Romains et le règne de Constantin, la conquête musulmane conduite par Okba Benou Nafaa et la régence Ottomane avec la cinquantaine de Bey ayant présidé aux destinées de la cité et la fin tragique du bey des beys, Saleh Bey, n’étaient pas en reste, avant que ne soient conté le combat pour la libération du joug coloniale français, la reconstruction post indépendance et la concorde civile.

Une œuvre artistique que l’assistance n’oubliera pas de sitôt, à en croire les déclarations de nombreux spectateurs à la fin du spectacle. Une première sortie qui donne désormais le coup d’envoi d’une année qui à en croire le programme tracé s’annonce très riche. Bref, Une entré en la matière réussie qui remet peut être aux jours prochains le débat sur les préparatifs ayant marqué cet événement, aubaine inespérée pour la cité des ponts. 

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