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Nationale

Le crédit à la consommation lancé début 2016

Le crédit à la consommation lancé début 2016

Face aux calculs arithmétiques à plusieurs variables des hydrocarbures, il est devenu capital pour le gouvernement de résoudre sans trop tarder trois équations.

Primo, minimiser les importations et faire des économies, secundo, encourager la relance de la production locale et booster la consommation du produit « made in bladi », et, tertio, calmer le front social qui en l’absence de perspectives sures peut s’avérer dangereux pour la stabilité du pays en bute à des menaces externes qui guettent la moindre faille sociale.

La relance du crédit à la consommation s’avère être un véritable levier pour réguler ses trois équations. D’une pierre trois coups, serions-nous tentés de qualifier l’opération dont les contours ont été définis au cours d’une réunion de deux ministres avec le patron de la centrale syndicale.

Jeudi, Abdesselam Bouchouareb, ministre de l’Industrie et des mines, Bakhti Belaïb, ministre du Commerce, et Abdelmadjid Sidi Saïd, Secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), ont finalement fixé le mode opératoire pour définir les produits éligibles au crédit à la consommation dont on prévoit le lancement au cours des premiers mois de l’année prochaine.

Lancé au cours de la dernière décennie, le crédit à la consommation avait été gelé par la loi de finance de 2009, avant d’être réactivé au cours de la tripartite de février 2014 à la faveur des freins auxquels ont été soumis les importateurs notamment ceux des produits électroménagers. Ainsi, l’article de 2009 a été modifié et complété par un autre dans la loi de finances de 2015 pour permettre aux banques de relancer l’octroi aux ménages de ce type de crédit.

Mais l’opération avait été retardée pour d’un côté permettre à la Banque d’Algérie de mettre en place la centrale des risques des entreprises et ménages (CREM) qui sera un outil d’aide à la gestion des risques de crédits par les banques prêteuses, et d’un autre de définir les produits pouvant être considérés comme de fabrication locale.

En effet, avant le lancement du crédit, les banques se devaient de se prémunir contre les risques de non payement des crédits que les consommateurs auront à contracter auprès des différentes succursales.

Il a été à ce sujet défini que les contractants du crédit doivent être des nationaux résidents. Aussi, selon un communiqué du ministère de l’Industrie et des Mines, le montant mensuel global de remboursement du crédit contracté par l’emprunteur ne peut, en aucun cas, dépasser 30% de ses revenus mensuels nets régulièrement perçus, afin d’éviter le surendettement du client.

La durée de ce crédit est supérieure à trois mois mais ne doit pas excéder les cinq années. Aussi et afin de s’assurer de la solvabilité du consommateur-emprunteur, les banques vont mettre en place des instruments leur permettant de vérifier si l’emprunteur dispose suffisamment des capacités de remboursement du crédit demandé.

Reste les critères devant élire les produits à classer « made in Algeria », tout porte à croire que la tâche ne sera pas facile dans la mesure où beaucoup de produits classés « produit local « sont en fait le fruit du seul montage in situ mais dont les éléments ou composants ont été importés en vrac. Et, c’est justement l’objet des modalités devant définir les produits à lister. La fixation de conditions par rapport au taux d’intégration de certaines fabriques devra plaider en faveur ou non d’un produit.

C’est d’ailleurs le cas de l’usine de montage de Oued Tlilet. D’aucuns s’interrogent d’ores et déjà sur la l’éligibilité des véhicules produits par l’usine Renault-Algérie. Car il n’est un secret pour personne, qu’outre l’accès au logement via des crédits bancaires, l’Algérien est aussi tenté par un endettement pour se permettre le luxe de conduire un véhicule neuf.

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