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Sports

Le coq gaulois ne chantera point

Le coq gaulois ne chantera point

A Saint-Denis (Stade de France) : Spectateurs : 75.868

Arbitre : M. Clattenburg (ENG)

But : Portugal : Eder (110)

Avertissements :
Portugal : Cédric Soares (34), Joao Mario (62), Guerreiro (95), Carvalho (98), Rui Patricio (120+3), José Fonte (120+3)
France : Umtiti (80), Matuidi (97), Koscielny (107), Pogba (115)

Les équipes :

Portugal : Rui Patricio – Cédric Soares, Pepe, José Fonte, Guerreiro – Sanches (Eder 79), Carvalho, Adrien Silva (Moutinho 66) – João Mario – Nani, Cristiano Ronaldo (cap) (Quaresma 25)
Sélectionneur : Fernando Santos

France : Lloris (cap) – Sagna, Koscielny, Umtiti, Evra – Sissoko (Martial 110), Pogba, Griezmann, Matuidi, Payet (Coman 58) – Giroud (Gignac 78)
Sélectionneur : Didier Deschamps

Le coq gaulois ne chantera point. Le Dragon du Portugal son adversaire pour cette finale, de l’Euro 2016 en a décidé ainsi à l’issue de cette cauchemardesque soirée de dimanche qui restera gravée telle une tache noire dans l’histoire du football français. Les Bleus trop confiants apprendront à leur dépens encore une fois et plus que jamais qu’il ne faut jamais crier victoire avant terme. Une cruelle désillusion pour tout un peuple qui a fait montre d’un excès d’optimisme avant l’heure. 

Le Portugal, finaliste miraculé de cette édition inédite avec 24 nations, est sur le toit de l’Europe et il le doit en grande partie à son sorcier blanc, Fernando Santos, dont le coaching s’est avéré payant lors des prolongations. Battus dans les prolongations par un but d’Eder, les Bleus ont failli en fin de course.

Il faudra repasser pour emprunter la voie royale de leurs ainés qui avaient pour noms en 1984, Platini Giresse et autre Zidane en 2000.

Point de passe à trois pour les Tricolores qui n’ont rien à se reprocher sur le terrain faut-il l’avouer même si leur star de cet Euro, Greiezmman, est passé un peu à côté de son sujet. Ils ont surtout été victimes d’une grande pression exercé sur eux par les médias et les officiels jusqu’ à se voir déjà champion d’Europe avant de croiser le fer à la Sélécao de Nani et Quaresma outre ce manque d’efficacité devant les buts d’un gardien en état de grâce, Rui Patricio. 

Le métier de ces derniers a fini par payer et c’est tout à leur honneur. Les Portugais ont su, en effe, attendre le bon moment pour porter le coup fatal et plonger tout un stade, toute une nation dans un deuil inimaginable un instant avant le coup d’envoi de cette finale.

Pourtant, toutes les voies du succès et de la gloire étaient tracées surtout après la sortie de Cristiano Ronaldo sur une civière après 25’ de jeu pour cause de blessure . Très à l’aise, les Tricolores, avec un petit récital de Sissoko impliqué dans de nombreux bons coups, les Bleus ne pouvaient mieux espérer pour prendre les rênes du match et imposer leur jeu.

Comme cette première alerte de Griezmann, dont la tête en lob signa le premier coup de semonce dans la défense portugaise obligeant Rui Patricio à sortir le grand jeu pour détourner le ballon en corner.

Les Bleus avaient déjà annoncé la couleur. Malgré la forte densité des Lusitaniens dans l’entrejeu, ils parvenaient à trouver des espaces et à se créer des situations chaudes. Car si Lloris eut peu de boulot dans ce premier acte, son homologue portugais s’employa à plusieurs reprises. Sur une tête de Giroud, deux frappes cadrées de Sissoko.

Quaresma, qui avait remplacé Ronaldo, avait été aussi discret mais les Portugais n’avaient pas craqué. Ils restaient toutefois sous la menace constante d’attaquants français déterminés mais pas toujours inspirés. Griezmann buta ainsi sur Rui Patricio avant de gâché, d’une reprise ratée de la tête, un centre aux petits oignons distillé par Coman. Coman, en jambes, lança Giroud alors qu’on entrait dans le dernier quart d’heure mais Rui Patricio repoussa la frappe du Gunner.

De la même manière que Lloris renvoya le centre-tir vicieux de Nani qui s’était positionné sur le côté droit après l’entrée du Lillois Éder à la place de Sanches. Surtout, Gignac aurait pu éviter la prolongation dans le temps additionnel mais il buta sur le montant droit. Et Lloris évita aux siens un sort cruel en sortant une tête d’Éder avant d’être suppléé par sa transversale sur un coup franc de Guerreiro. Mais le portier tricolore s’inclinait sur une frappe rasante d’Éder.

Les rêves de sacre s’envolaient, l’aventure s’achevait mal. Paris, ni toutes les villes de l’Hexagone ne feront pas la fête. Les Lusitaniens sont entrés ce Dimanche dans l’histoire en écrivant leur plus belle page signée d’une main de maitre Fernando Santos et le joker venu du ciel Eder pour ne citer que ces deux là. Por..tou..gal…Por.. tou …gal a fait vibré toute le France et la fiesta sera grandiose au Pays d’Eusobio, Pacheco et autre Chalana… 

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