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Nationale

Le Consul général lance un appel

Le Consul général lance un appel

La réunion qui s’est tenue samedi dernier au consulat de Marseille a regroupé des représentants d’associations de la communauté algérienne de la circonscription consulaire de la cité phocéenne. Ordre du jour : Sensibiliser des compatriotes pour qu’ils déposent leur dossier en vue de l’obtention du passeport biométrique.

Le consul général sortant, Abdelhamid Saïdi, regrettant un déficit d’intérêt pour l’opération alors que les voyages urgents rattrapent souvent la négligence des citoyens algériens de la région marseillaise.

« Nous sommes confrontés quotidiennement à des situations tragiques de ressortissants algériens qui ne peuvent pas assister à l’enterrement de leurs proches, de leur père ou de leur mère, faute de passeport en cours de validité.

Des cas à vous arracher des larmes mais pour lesquels nous sommes dans l’impossibilité de faire quoi que ce soit (…) Il faut que nos compatriotes anticipent et se décident à constituer le dossier pour un passeport biométrique. »

Le ton est à la fois grave et compatissant. Si Abdelhamid sait de quoi il parle. Cela fait de longues années que, sous son autorité, le consulat de Marseille, situé dans la coquette rue Paradis perchée au-dessus du centre-ville, s’efforce de prendre en charge les soucis des administrés algériens installés ou en souffrance dans le sud-est de la France.

Des années de talent diplomatique pour défendre les intérêts des Algériens dans une grande ville française où la communauté d’origines algériennes garde un rôle essentiel dans la vie économique, voire politique, sans avoir jamais rompu avec ses racines.

Déficit d’engouement

Mais le constat en ce qui concerne l’établissement du passeport biométrique suscite des interrogations. Un grand nombre, près de 50 % des Algériens recensés dans la circonscription dudit consulat, n’a toujours pas effectué la démarche. Malgré la disponibilité de la chancellerie, malgré le déplacement d’équipes dans les quartiers et qui ont même travaillé le dimanche, week-end français, pour aller à la rencontre des compatriotes et procéder aux formalités.

Le consul faisant remarquer que pour la délivrance de l’extrait de naissance 12 S, pièce maîtresse du dossier du passeport, les délais ne dépassent pas les 48 heures. De même que pour la carte consulaire, le consulat a pu, avec l’aval d’Alger, tolérer l’absence du document, en plus d’une procédure de rattachement par filiation des jeunes Algériens non immatriculés à leur parents connus des services consulaires.

« Tout a été fait pour faciliter au maximum, dans le cadre de la réglementation, la démarche conduisant à l’établissement d’un passeport biométrique algérien, mais on ne peut pas déposer le dossier à la place des concernés », nous confie un fonctionnaire du consulat. Et le consul de rappeler : « La loi permet à un enfant dont le père ou la mère est de nationalité algérienne d’obtenir automatiquement la nationalité à son tour.

Il suffit de faire valoir cet état de fait et le passeport peut être établi (…) nous vous demandons solennellement de sensibiliser nos compatriotes, vous en tant qu’acteurs associatifs, afin qu’ils se rapprochent de nos services pour la constitution de leur dossier »
Les raisons de la bouderie

Un appel que tous les présents entendent positivement, promettant de lancer une campagne de sensibilisation. Ces derniers soulevant toutefois des questions pertinentes pour expliquer le déficit d’engouement pour le sésame vert qui permet de se rendre en terre chérie à tout moment.

Pour cet animateur d’une radio locale qui s’adresse particulièrement à la communauté nationale établie dans le sud-est de la France, le prix de la quittance de 60 euros, valable aussi pour les enfants, a dissuadé les familles dont nombre sont en difficulté dans ce contexte de crise de l’emploi dans l’Hexagone. L’intervenant promet cependant de consacrer régulièrement un temps d’antenne pour la sensibilisation sur le sujet.

Un autre président d’association suggère qu’on signale sur Internet et par affichage sur les murs du consulat la liste des volontaires qui pourront recueillir les dossiers avant le rendez-vous de dépôt et prise d’empreintes.

Celui-là qui déplore « qu’il faille plusieurs heures pour retirer son passeport quand on est convoqué pour ce faire ». Une réalité dépassée heureusement puisque le consulat de Marseille vient d’ouvrir un nouvel espace splendide dans un nouveau bâtiment alors que l’ancienne bâtisse va aussi bénéficier de travaux de modernisation.

La réunion se termine donc sur cette note optimiste, pendant que les militants bénévoles récupèrent des paquets de formulaires portant constitution du dossier de passeport biométrique, après que l’informaticienne en chef du consulat eut relevé que le rejet du dossier est trop souvent motivé par la non-conformité des photos numériques remises. Le défi est lancé, des milliers de ressortissants à contacter.

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