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Nationale

Le consensus national arme de dissuasion

Le consensus national  arme de dissuasion

Selon des spécialistes de l’intox et de la manipulation, se recrutant parmi des journalistes et des experts en géostratégie et travaillant tous au service des agences de renseignements américains, l’Algérie serait le prochain « terrain de jeu » des factions islamistes.

D’autres ont mis en garde contre de nouveaux complots de la part des Etats-Unis et de son allié Israël, en coordination avec leurs alliés régionaux contre l’Algérie. Etant donné le rôle et l’influence de l’Algérie dans le monde arabe et en Afrique, ce pays a toujours attiré l’attention des Etats-Unis et du régime sioniste qui y voient une porte pour s’infiltrer dans les pays du nord de l’Afrique.

Et ce d’autant plus que dans la crise syrienne, l’Algérie a pris position contre les complots de Washington et de Tel-Aviv à l’encontre des peuples du Moyen-Orient. Certains avancent déjà que les grandes puissances « travaillent sur ce projet », de même que certains médias arabes (Echarq el Awsat, El Djazeera entres autres) sont déjà sensibles à ce projet.

En coordination avec ces médias, les deux autres chaînes arabophones, Al-Magharibia et Al-Mesr, contribuent aux efforts visant à falsifier les réalités de la société algérienne, sans hésiter même à insulter le peuple algérien. Dans le cadre de cette guerre médiatique, les Etats-Unis et le régime sioniste mobilisent les médias occidentaux et certains médias arabes, dont les chaînes Al-Jazeera et Al-Arabiya, pour lancer une vaste campagne anti-algérienne sous prétexte de défendre la démocratie, les libertés et les droits de l’homme dans ce pays.

« Le combat d’Algérie a été reporté pour le moment, mais l’inaction des puissances et des groupes takfiristes ne durera pas éternellement », avancent-ils comme argument aujourd’hui pour occulter l’inefficience de leurs projections. « Depuis deux ans, les activités qui visaient la mobilisation populaire en Algérie pour déclencher un mouvement islamiste radical ne sont pas arrivées à un résultat important », disent-ils encore.

Simultanément à cette vaste campagne médiatique, Abassi Madani, membre des Frères musulmans et ancien leader du FIS dissous, qui vit actuellement au Qatar, a publié un communiqué diffusé par l’Agence de presse allemande, pour mettre en garde contre une explosion politique et sociale imminente en Algérie, en estimant que le gouvernement algérien en serait le seul responsable.

En effet, la situation de l’Algérie est très différente de celle de la Syrie, et il serait donc très difficile de déclencher un mouvement armé en Algérie sans l’implication directe des puissances étrangères », tentent-ils de justifier l’échec de la tentative de certains partis politiques issus de la mouvance islamiste dans la foulée des révolutions tunisienne et égyptienne d’exporter celles-ci en Algérie.

Ce scénario a échoué et Abassi Madani et son acolyte Ali Benhadj, avec d’autres forces rétrogrades, ont tenté de peser sur le front social, en ébullition en 2013, sans grand succès. La paix sociale acquise, il est vrai, au prix d’augmentations successives des salaires ne durera pas longtemps si le pouvoir actuel ne met pas en place les mécanismes de transparence et de justice sociale. Mais ces adeptes de l’apocalypse ne s’arrêteront pas là. Ils tenteront de revenir à la prochaine occasion et c’est là que le pouvoir actuel se doit de bien négocier ce virage.

La prochaine Constitution en voie d’élaboration, ne peut pas, à elle seule, suffire pour endiguer cette menace. Le pouvoir actuel est bien obligé de négocier avec une partie de l’opposition pour arrêter conjointement une nouvelle feuille de route démocratique. La méfiance doit disparaître pour laisser place à un vrai dialogue politique, absent depuis des décennies.

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