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Nationale

Le Conseil de l’ordre des médecins favorable au projet de loi sanitaire

Le Conseil de l’ordre des médecins favorable au projet de loi sanitaire

A en croire ce qui s’est dit autour du projet de la nouvelle loi sanitaire, Abdelmalek Boudiaf n’aura pas beaucoup de souci à faire passer son texte à l’APN. Les dysfonctionnements observés depuis quelques années ont longtamps pénalisé aussi bien professionnels que malades.

C’est pourquoi l’urgence était que soient mis en place des mécanismes à même d’en minimiser l’impact sur le rendement du médecin et ses subordonnés et sur les résultats sur la santé du malade en particulier ou la population de facon plus générale.

Objet de discussion, la loi de santé qui sera soumise prochainement au parlement semble avoir raflé l’approbation de l’ensemble des acteurs du secteur à en croire les satisfécits notés.

Après les syndicats qui snas rejeté dans sa forme le dit projet se donnent le temps de débattre du sujet au sein de leurs structures (bases et direction) afin de tenter d’apporter si besoin leur « touche », le conseil national de l’ordre des médecins n’est semble t-il pas en reste.

Son président l’a d’ailleurs affirmé hier. Le Dr Mohamed Berkani Bekkat a en effet laissé transparaitre une probable adhésion par l’organisme qu’il préside au contenu du projet de loi sanitaire. « la nouvelle loi est très intéressante et claire dans beaucoup de domaines » dira –t-il d’ailleurs, tout en relevant qu’il serait nécessaire que soient apportés certains correctifs et précisions.

Il citera à ce titre celui relatif aux « rôles » que doivent jouer le Conseils national de l’Ordre des médecins et celui de la Déontologie médicale. Pour lui ces deux organismes devraient avoir « un pouvoir exécutif ».

Le représentant de la corporation des médecins s’est aussi prononcé sur le souci relatif à la responsabilité pénale à laquelle est confronté le médecin dans la pratique de sa profession.

Il a à ce propos indiqué qu’il était contre « une espèce de code pénal bis spécifique aux médecins », contenu dans ledit projet de loi, arguant du fait que les cas d’erreurs médicales, comme l’homicide volontaire ou involontaire et la négligence, relèvent de la jurisprudence des tribunaux et des cours spéciales : « Nous sommes dans un Etat de droit, la loi pénale est au-dessus de toute loi civile. La responsabilité individuelle du médecin est prévue par la loi », a-t-il commenté.

Sur un autre volet, l’intervenant a toutefois loué la décision de gel du temps complémentaire qu’il a qualifié de « dommageable », et, a défendu l’idée d’un secteur privé devant « faire partie du système de santé », car selon lui ce secteur a prouvé son « utilité », mais il faudrait qu’il demeure « en aval » du public afin d’éviter « le mélange des responsabilités ». « Aucune loi n’est parfaite, et celle-ci ne vaut que par son applicabilité sur le terrain », a conclu le Dr Bekkat.

Rappelons toutefois que le projet de la nouvelle loi sanitaire vise à répondre, et le ministre l’a noté à maintes occasions, aux besoins socio-économiques qui se trouvent bouleversés par les nouvelles donnes économiques mondiales marquées par les nouveau prix des hydrocarbures.

Ainsi, si le projet de la nouvelle loi consacre sans équivoque la gratuité des soins considérée comme un acquis que nul ne peut remettre en cause, le texte vise en outre, essentiellement, à remettre de l’ordre dans le secteur.

Redynamisation des salles de soins éparpillées à travers le territoire, formation d’auxiliaires paramédicaux devant prendre en charge certaines zones enclavées assurant ainsi une meilleure couverture sanitaire, donner plus de lisibilité au rôle que doit jouer le secteur privé en complémentarité avec le secteur public, ou encore l’apport capital du volet pharmaceutique, auquel le ministre n’a cessé d’accorder une importance à la mesure des défis qui attendent le secteur dans la mesure où sa contribution dans l’essor économique souhaité par le gouvernement est qualifiée d’importante.

Autre point non moins important contenu dans le projet est celui relatif au financement du système de santé en général lequel fera à ne pas douter l’objet de larges débats.

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