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Nationale

Le congrès du RND remis en cause ?

Le congrès du RND remis en cause ?

Les membres du conseil national du RND, Kerroucha Smail, Hamri Mohamed-Mehdi et Yahi Nessal, opposés à la ligne actuelle du parti, ont adressé hier une requête au ministre de l’Intérieur pour lui demander d’interdire la tenue de ce congrès.

Ils ont déposé mardi une requête auprès du ministère de l’Intérieur pour obtenir l’annulation du prochain congrès extraordinaire. « Nous avons l’honneur de mettre entre vos mains les problématiques et les infractions juridiques inhérentes à la préparation du prochain congrès du parti », écrivent les contestataires dans leur document. La requête, signée par trois membres du Conseil national, en l’occurrence Keroucha Smail, Hamri Mohamed-Mehdi et Yahi Nessal, énumère les « dépassements » ayant accompagné la préparation du congrès. Ils citent notamment « la révision de la composante de la commission nationale pour la préparation du congrès sans retourner au Conseil national » qui avait validé auparavant une première liste, et ce, en contradiction avec l’article 39 bis 1 du statut du parti. La requête en annulation se fonde sur la Constitution, la loi sur les partis et le règlement intérieur. Les adversaires d’Ouyahia expliquent que la convocation du congrès extraordinaire « devait avoir lieu dans les trois mois », jour pour jour, qui ont suivi la démission d’Abdelkader Bensalah, selon l’article 46 du statut du RND. Selon les arguments développés dans la requête, un congrès extraordinaire est convoqué juste pour l’élection d’un nouveau SG. Pour les contestataires, ni le changement des textes internes, les instances comme le Conseil national ne devraient changer. Ils affirment aussi que le Conseil national (CN) a été élu en 2013 pour un mandat de cinq ans, contestant par la même la décision d’Ouyahia d’élire un nouveaux CN. « L’ordre du jour du prochain congrès devait se limiter à l’élection d’un nouveau SG », notent-ils. Du côté de la commission de préparation du congrès, on semble accorder peu d’attention à l’action des dissidents qualifiés d’« agitateurs », dont certains, selon le chef de groupe parlementaire du RND qui indiquent que ces contestataires « n’ont même pas leur carte de militant ».

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