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Nationale

Le confinement entre la sécurité sanitaire et la relance économique

Le confinement entre la sécurité sanitaire et la relance économique

La réouverture de certains commerces durant le mois de Ramadhan autorisée samedi passé par le premier ministre Abdelaziz Djerad, suscitant un débat sur leurs incidences sur la santé, l’économie et la société.

Si certaines voix soutenaient le gouvernement compte tenu du poids de la crise économique et le nombre des familles affectées par l’instauration des mesures de confinement, d’autres appellent à « un équilibre » entre la sécurité sanitaire de la population et sa situation économique .

Le président du Mouvement El Bina, Abdelkader Bengrina, estime que la santé de la population est une priorité tout en tenant compte de ses besoins sociaux. Dans une déclaration accordée hier au Jeune Indépendant, l’homme politique juge « important » de requinquer l’économie nationale à travers la réouverture de l’activité commerciale. « La santé de la population passe avant tout , mais cela n’empêche pas de répondre aux besoins sociaux impérieux des citoyens et la réouvertures des activités commerciales. Il faudrait instaurer un équilibre entre la sécurité sanitaire et la relance du cycle économique », indique-t-il.

Certes, ces dispositions interviennent , selon lui, dans une logique de réduire le fardeau des pertes économiques engendrée par la propagation de l’épidémie du coronavirus, indiquant que toutes les activités autorisées à reprendre sont indispensables pour le citoyens.

« Quelques commerces à l’image des confiseries et des gâteaux ne génèrent pas beaucoup de postes d’emploi et ne cessent de drainer des queues interminables devant leurs devantures en ce mois de Ramadhan. Ils ne sont bénéfiques ni sur le plan économique et encore moins sur le plan sanitaire », a-t-il dit. Tout en réitérant son appel à « un dialogue national urgent » lancé dès le début la crise sanitaire, M Bengrina a mis en garde contre le spectre « d’une crise économique et sociale asphyxiante » qui plane sur le pays, qui risque d’exacerber la situation dans le pays.

De son côté le consultant en développement économique, Hadef Abderrahmane, « la décision des pouvoirs publics d’autoriser à certaines activités économiques de reprendre durant le mois de Ramadhan est dictée par la conjoncture actuelle si particulière et l’arrêt total de l’appareil économique ». elle tend à désengorger, estime –t-il, les franges sociales, dont la situation économique a été très affectée suite la crise sanitaire du Covid19 qui sévit depuis deux mois et alléger leur souffrance faute de revenus financiers.

Les pouvoirs publics qui se trouvent dans une situation très délicate, ajoute l’économiste, tente de trouver une solution outre que l’aide financière de 10 000 destinées aux familles démunies qui demeure, selon lui, une solution temporaire en optant pour ces dispositions de relance du cycle économique. Elle vise à répondre, voit-il, aux besoins de consommation de la population du moment où le confinement est partiel et permet à certaines activités d’exercer. D’autre part, analyse le consultant en développement économique, cette décision va insuffler une bouffée d’oxygène au secteur des micros entreprises qui encourent un risque de mortalité. Le but, explique-t-il, est d’offrir l’opportunité de générer des

revenus tout en respectant les consignes des spécialistes en termes de protection et d’hygiène individuelle contre le coronavirus.

Cependant, l’analyste, relève que cette batterie de mesures, demeure conjoncturelle et qu’il s’attend, d’ici juin, à vrai plan de relance de l’économie est en cours de préparation. Et de déclarer à ce propos : « Le gouvernement est en train de préparer un vrai plan de relance économique qui sera mis en place à partir de juin prochain et auquel il est envisagé d’adapter la loi de finance complémentaire 2020 ». « Le gouvernement a procédé les semaines dernières à des rencontres de concertation avec les partenaires sociaux en vue de débattre de ce plan de la mise en branle de la machine économique », rappelle M Hadef.

« Le gouvernement, va éventuellement mettre le paquet sur certains secteurs créateurs de postes d’emploi tel le BTP, l’agriculture ou encore le commerce, car il va falloir penser en urgence à absorber le taux de chômage en hausse permanente », dit-il.

L’ancien président de la Chambre du Commerce et d’industrie de Titteri appelle à « l’organisation de tripartites sectorielles » pour sortir du carcan de l’ancienne configuration « générale ». Et ce dans le souci, précise-t-il d’aboutir à une vision commune et une sorte de « deal » entre les pouvoirs publics et les partenaires sociaux.

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