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Nationale

Le Comité de sauvegarde de l’UGTA organise un sit-in

Le Comité de sauvegarde de l’UGTA organise un sit-in

Annoncé il y a quelques semaines, l’action d’éclat que compte organiser le Comité national de réappropriation et de sauvegarde de l’UGTA (CNRS) aura lieu finalement aujourd’hui au siège de la centrale syndicale. Le comité s’apprête en effet à organiser n sit-in devant le siège de l’UGTA qui risque de déraper. Un sit-in sous haute surveillance. Ainsi certaines régions, à l’exemple de Mostaganem, Oran, Saïda, Constantine et Hassi-Messaoud, ont déjà donné leur accord pour le rassemblement.

Le coordinateur du comité Badaoui a appelé les travailleurs à répondre présent le jour du sit-in. Ce syndicaliste a encore du mal à croire qu’une organisation comme l’UGTA, dont l’un des fondateurs, Aïssat Idir, est mort brûlé au chalumeau pour la libération du pays et celle des travailleurs algériens, en soit arrivée à ce stade de « délitement ».

Ahmed Badaoui a réaffirmé le refus absolu du comité du projet du code du travail. Dans une déclaration transmise à la presse, le comité tire la sonnette d’alarme : l’UGTA est « aujourd’hui menacée dans son existence ».

De son côté l’actuel SG de la centrale syndicale, Abdelmadjid Sidi Said, sourd à ces balbutiements, se fixe come objectif d’organiser le 12e congrès de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) prévu le 10 janvier prochain. Le secrétaire général de l’UGTA, dont le mandat a pris fin depuis quelques mois, pourrait se représenter pour une énième fois. La direction s’est réunie le 5 août dernier à El Achour (Alger) à l’effet d’installer une commission de préparation du congrès.

Une démarche qui n’a pas été du goût du comité national de réappropriation et de sauvegarde de l’UGTA, un mouvement créé à l’initiative de l’ancien syndicaliste, Ahmed Badaoui.

D’ailleurs, il avait rendu public un communiqué dans lequel il a désapprouvé cette réunion qui, selon lui, « a délesté la commission exécutive nationale issue du 11e congrès national de ses prérogatives ». Alors que ce mouvement parle « de luttes intestines » qui gangrènent le fonctionnement de cette organisation syndicale, la direction en poste affirme qu’il s’agit bel et bien d’une « tentative de déstabilisation sans conséquence ».

Le nouveau code du travail qui divise

A la veille d’un 12ème congrès qui pourrait s’annoncer houleux, la direction de l’UGTA veut être créditée du succès remporté grâce à l’abrogation de l’article 87bis et faire oublier un projet de code du travail fortement décrié. Le projet de code du travail n’a pas été soumis à le tripartite du 18 septembre pour ménager la direction de l’UGTA à la veille de la tenue d’un congrès où l’instance dirigeante sortante veut verrouiller le jeu.

Le tollé général suscité dans les rangs des syndicalistes risque de mettre le feu aux poudres d’autant que plusieurs structures de base sont pour la liberté de candidatures lors du prochain rendez-vous national organique de l’organisation syndicale.

Pour rappel c’est lors de la tripartite des 3 et 4 mars 2005 qu’a été instituée une commission tripartite (UGTA-Gouvernement- Patronat) pour plancher sur les amendements des textes en vigueur dans les domaines des relations de travail, de l’exercice du droit syndical, l’exercice du droit de grève et le règlement des conflits individuels et collectifs. Le texte tant décrié est le fruit de multiples réunions auxquelles ont été associés des représentants de la centrale syndicale.

Pour les animateurs du CNSR, la reddition de l’équipe de Sidi Saïd « est totale et sans aucune contrepartie ». Avec un tel texte, l’employeur peut licencier tout travailleur qui participe à une grève du moment qu’il est fait obligation d’assurer le service minimum sans autres précisions que de se soumettre à toute réquisition des autorités compétentes pendant la période de grève.

Assistera-t-on à un sursaut des militants syndicalistes pour préserver leur outil de lutte dans une période qui s’annonce plus difficile pour l’économie du pays ? Le 12éme congrès risque d’être décisif pour l’avenir de l’organisation syndicale historique.

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