Le comédien Abdelaziz Guerda s’éteint à 80 ans : Derrière lui, des décennies de scène et d’écran
Le comédien Abdelaziz Guerda est décédé ce lundi à l’âge de 80 ans, laissant derrière lui une carrière de plusieurs décennies au théâtre, au cinéma et à la télévision. Né en 1946 à la Casbah d’Alger, l’artiste avait réussi à s’imposer comme l’un des visages familiers du paysage audiovisuel et théâtral algérien.
Abdelaziz Guerda avait commencé sa carrière sur les planches avant de faire progressivement son entrée dans le cinéma, notamment à partir des années 1980. Il apparaît ainsi dans « Hassan Taxi », réalisé par Mohamed Slim Riad, avant de poursuivre son parcours avec plusieurs productions qui ont marqué le cinéma algérien.
Parmi ses rôles les plus remarqués figure celui du cafetier Messaoud dans « L’Honneur de la tribu » de Mahmoud Zemmouri. Il participe également à « Morituri », ainsi qu’à « Serkadji, Barberousse », œuvre consacrée à la mémoire des résistants algériens emprisonnés durant la période coloniale.
Mais c’est surtout le petit écran qui lui apporte une large reconnaissance auprès du public. Abdelaziz Guerda devient notamment l’un des visages de « Ness Mlah City », série devenue culte et diffusée entre 2004 et 2006. Il y interprète différents personnages au fil des épisodes, démontrant une capacité à passer d’un registre à l’autre avec naturel et efficacité.
Son parcours télévisuel s’est également enrichi avec sa participation à « Sebaâ Hjarate », ainsi qu’à d’autres productions populaires, parmi lesquelles « Dar El Bahdja » et « Sultan Achour 10 ». Autant de rendez-vous qui ont permis à plusieurs générations de téléspectateurs de retrouver régulièrement son visage et son jeu.
Parallèlement à ses apparitions à l’écran, Guerda est resté attaché au théâtre, son premier espace d’expression artistique. Il a continué à se produire sur les planches jusque dans les années 2010, notamment dans la pièce « Super Miiir », poursuivant ainsi une activité scénique qui avait accompagné une grande partie de sa vie professionnelle.
Au fil des années, Abdelaziz Guerda s’était distingué par une présence discrète mais constante dans la création algérienne. Sans rechercher les premiers rôles à tout prix, il savait donner une identité aux personnages qu’il incarnait et s’inscrire naturellement dans les univers des œuvres auxquelles il participait.