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Nationale

Le CNDH dément le rapport d’Amnesty

Le CNDH dément le rapport d’Amnesty

Le récent rapport de l’organisation non gouvernementale (ONG) Amnesty International (AI) considérant « l’Algérie comme un pays hostile aux réfugiés » a défrayé la chronique. En riposte, la présidente du Conseil national des droits de l’homme, Fafa Sid Lakhdar Benzerrouki, a indiqué aujord’hui que le CNDH n’autorise pas « les prétendues violations » et qu’il serait plus « judicieux » que les représentants de cette ONG se rapprochent du CNDH pour constater de visu comment les autorités algériennes procèdent en la matière.

S’exprimant en marge du séminaire national sur « Les efforts consacrant l’Etat de droit en Algérie : les évolutions législatives », Mme Sid Lakhdar a fait savoir qu’elle a reçu les représentants de AI en Algérie pour les informer que les portes du CNDH sont ouvertes en vue de recevoir toute institution désirant s’enquérir sur la situation des droits de l’homme en Algérie, notamment celle des réfugiés. « Nous ne savons pas sur quelle base ce rapport a été établi, nous n’avons rien à dissimuler et nous tenons à rappeler la disponibilité du CNDH à accompagner cette organisation ou autre dans toute mission liée à la protection des droits de l’homme », a-t-elle poursuivi. A ce propos, la première responsable du CNDH a mis l’accent sur les réformes judiciaires introduites par l’Algérie pour promouvoir les droits de l’homme et en particulier la protection des réfugiés.

L’Algérie a ratifié, au lendemain de l’indépendance, la Déclaration universelle des droits de l’homme, ce qui atteste de sa prédisposition pour que les valeurs humaines règnent sans discrimination sur le sol algérien, a-t-elle enchaîné.

Par ailleurs, Sid Lakhdar Benzerrouki a indiqué que cette rencontre permettra de débattre de toutes les réalisations qui ont été faites en vue de promouvoir les droits de l’homme en Algérie. Il est question, notamment, d’évoquer les textes juridiques relatifs à la garde à vue ainsi que la garantie du bon traitement vis-à-vis de toute personne ayant affaire à la justice algérienne. A travers ce séminaire, le CNDH met en avant tous les efforts consentis afin de mettre à jour le système juridique national pour se conformer, ainsi, aux conventions internationales portant protection des droits de l’homme, a-t-elle souligné.

Ces efforts, a estimé la présidente du CNDH, s’inscrivent dans le cadre de ce qui est appelé « l’Agenda 2030 » du congrès de Merida, organisé au Mexique en 2015, où dix-sept objectifs pour le développement durable ont été arrêtés. Ces principaux objectifs ont été consacrés dans notre Constitution, a-t-elle précisé, à l’instar du droit au logement, à la scolarisation ou encore à la protection médicale. Elle a considéré, en outre, que lors de sa visite à Genève, plusieurs représentants de pays ont émis leur satisfecit quant à l’évolution des droits de l’homme en Algérie.

D’autre part et après sa validation avant-hier par l’assemblée générale du CNDH, le premier rapport annuel exposant le bilan de l’année 2017 de cette instance est fin prêt. Il sera remis, en premier lieu, au président de la République, puis au Premier ministre pour le rendre accessible aux institutions concernées et aux médias.

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