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Nationale

Le clan de Ali Laskri sort victorieux d’un combat idéologique

Le clan de Ali Laskri sort victorieux d’un combat idéologique

Le FFS a élu vendredi dernier, lors d’un congrès extraordinaire à huis, clos sa nouvelle composante de l’Instance présidentielle dominée essentiellement par le courant réformateur dirigé par Ali Laskri.

Ce dernier a finalement réussi à renverser la tendance grâce au soutien des ¾ des congressistes. Même si Mohand Amokrane Cherifi a été maintenu, -il a rallié à la dernière minute la liste de Ali Laskri-, la nouvelle composante aura désormais les coudées franches pour préparer sereinement le prochain congrès ordinaire prévu durant le premier trimestre 2019. Un congrès qui verra le rappel de tous les exclus et les dissidents du parti, selon la feuille de route de la nouvelle équipe. Le premier secrétaire du parti Mohamed Djilani, un moment menacé par le clan désavoué, aura toute latitude pour conserver son poste jusqu’à cette échéance. Il faut dire que la stratégie adoptée par le clan de Ali Laskri a été payante puisque la proposition de vote de listes différentes à l’ouverture des travaux du congrès a complétement déstabilisé le clan dirigé par les Baloul qui voulait maintenir le statu quo en élisant simplement les deux membres manquants.

Les vives protestations et les jeux de coulisses du clan Baloul n’ont pas réussi à convaincre le bureau qui présidait les travaux du congrès. Finalement la proposition de Ali Laskri a été retenue, au grand dam de quelques contestataires favorables à la ligne des Baloul. Ce dernier qui a présenté une liste composée de l’ex-premier secrétaire, Mohamed Nebbou, du P/APW de Bejaia, Mhena Hadadou, de Mme Oudjabria de Chlef, et de Djamel Baloul qui finalement a obtenu 179 voix contre. A l’inverse, la liste menée par Ali Laskri composée de Mohand Amokrane Chérifi, Soufiane Chouikh, Mme Hayat Tayati et Brahim Meziani, membre du Conseil de la nation a obtenu 224 voix. La victoire de Ali Laskri, qui sort ainsi renforcé, signe l’isolement total du clan du fameux « cabinet noir ». Pour rappel, l’instance présidentielle sortante était composée de Ali Laskri, Mohand Amokrane Chérifi, Karim Bahloul, Mme Ichalamène, démissionnaire et Rachid Halet, exclu pour raisons « disciplinaires ». La nouvelle équipe de l’instance présidentielle devra, en coordination avec le premier secrétaire, Mohamed Djilani, dont la confiance lui sera renouvelée lors d’une rencontre au courant de la semaine, se pencher sur le nouvel organigramme de la nouvelle direction et des structures du parti (fédérations et sections) et le remplacement du chef du groupe parlementaire, Chafai Bouaiche, lequel n’a pas d’ailleurs caché la guerre à Ali Laskri et au premier secrétaire du parti. Son remplacement est aujourd’hui acté, a indiqué au Jeune Indépendant une voix autorisée.

La nouvelle équipe aura aussi pour mission de rassembler toute la famille du FFS. Le FFS qui a « perdu » des éléments de valeurs cadres et militants comme en 1991, les signataires du manifeste ; en 1996 le groupe dit de Tizi-Ouzou et récemment encore les Rachid Halet, Bouhadef, Zenati, Djeddai ; Mohamed Lahlou, membre fondateur du FFS, signataire et dépositaire des statuts pour la légalisation du FFS en 1989 et tant d’autres a complètement vidé ce parti. Dans un message posté récemment sur page Facebook, Lahlou constate que la crise actuelle que vit son parti est « la plus grave de toutes celles qu’il a connues, non plus par les exclusions, les mises à l’écart ou

les démissions qui l’ont régulièrement secoué, mais par sa difficulté à se référer et à appliquer ses statuts et ses textes réglementaires ». Et d’avertir ceux qui « refusent ou manœuvrent pour ne pas respecter les statuts du FFS », les accusant de prendre une « lourde responsabilité devant les militants et devant l’histoire de notre parti ». Il les accusera d’avoir négligé les intérêts du parti au bénéfice de leur carrière et leur seule préoccupation « est leur devenir personnel utilisant, ces derniers jours, la provocation et l’invective pour brouiller les cartes et polluer le climat entre les militants pour échapper à la seule solution acceptable pour sortir le FFS de la crise qui risque de l’emporter », dit-il .

Pour Lahlou, cette solution consiste en le « respect et l’application des statuts du FFS », c’est-à-dire convoquer en urgence un congrès, considérant que « personne n’a intérêt à croire que les manipulations ou les intimidations suffiront à convaincre les militants du FFS » et que « personne n’a intérêt à espérer qu’on retournera à la case départ ». Car, ajoutera-t-il, « il est de l’intérêt de tous de choisir la seule voie juste et possible qui nous permettra d’aller vers la réconciliation et le renouveau du FFS ». Après Laskri, Halet c’est au tour de Lahlou de revendiquer le retour des « anciens », exclus pour des raisons qui n’ont plus cours aujourd’hui.

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