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Nationale

Le CLA plaide pour une rentrée vers la mi-octobre

Le CLA plaide pour une rentrée vers la mi-octobre

Le Conseil des lycées d’Algérie ( CLA) plaide pour le retour des élèves aux bancs des écoles  au plus tard mi-octobre ou début novembre, soulignant que le report de la date de la rentrée aura des conséquences, notamment en ce qui concerne l’achèvement du programme scolaire.

Ainsi, le CLA se dit «favorable» pour une rentrée scolaire qu’il souhaite «le plus tôt possible», tout en respectant les recommandations du Comité de suivi et de l’évolution de coronavirus, que le syndicat souhaite qu’elles se reposent exceptionnellement sur un fondement scientifique.

Dans un communiqué rendu public hier, il affirme qu’il est difficile d’exprimer son avis pédagogique, loin des débats actuels qui sont basés sur la manière de réussir la rentrée scolaire, en raison de la difficulté d’appliquer les mesures préventives sur le terrain. Pour le syndicat, le protocole sanitaire appliqué  lors des examens du BEM et du Bac ne peut pas être appliqué et généralisé à la rentrée  scolaire, sachant que le nombre d’élèves avoisinera les 10 millions d’élèves au niveau national. Le CLA souligne la nécessité d’accorder au Comité scientifique l’indépendance de prendre la décision finale concernant la prochaine date de la  rentrée scolaire, et de le tenir responsable de sa décision.

Le syndicat plaide pour le retour des élèves aux bancs d’écoles au plus tard la mi-octobre, où début novembre, après  une rupture qui a duré  près de sept mois. « ce retour doit être fait sur la base du respect des recommandations sanitaire du Comité scientifique, qui garantissent le processus de scolarisation de manière à préserver la santé des élèves, des enseignants, des encadrants et des travailleurs », lit-t-on dans le communiqué du CLA.

Par ailleurs, et pour garantir une rentrée scolaire sécurisée, le syndicat  a appelé à l’importance de fournir de nouvelles structures « établissements scolaires », l’ouverture de nouveaux postes de travail, et revoir la carte scolaire, pour accueillir le grand nombre d’élèves qui s’inscriront à la prochaine rentrée, notamment, ceux de la première année secondaire, en raison du taux de réussite et de passage important  estimé à 90,61% à l’échelle nationale.

Selon  le CLA, le nombre d’élèves connaîtra une hausse  estimée  à 182 000 élèves, par rapport à l’année dernière, ce qui nécessite l’ouverture de 6 000 nouveaux groupes éducatifs dans les lycées, sans parler des autres niveaux et des autres cycles, ajoute le syndicat. Le CLA affiche son refus que l’école supporte seule le fardeau de l’épidémie et de la situation exceptionnelle, sans y faire face avec des décisions appropriées et les moyens matériels, financiers et humains pour les mettre en œuvre. Il souligne que le report de la prochaine inscription compliquera davantage la question et donc impossible de remédier à la situation, tout en appelant à l’importance de reconsidérer de nombreuses questions liées à la relation de l’école avec l’épidémie.

Dans un autre volet, le CLA exige de fournir tous les moyens nécessaires pour tous les établissements scolaires et dans toutes les wilayas. Le syndicat refuse également que la situation exceptionnelle que connait le pays, ne soit pas un prétexte pour ignorer les revendications professionnelles et sociales du Conseil soulevées depuis des années, notamment, celles liées au statut particulier, dont la discussion a été ouverte en commission paritaire entre les syndicats et le ministère au cours de ces trois dernières années, et le dossier des oeuvres sociales, qui est toujours au point mort sans décision finale.

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