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Nationale

Le CLA maintient son rejet de l’offre de Benghebrit

Le CLA maintient son rejet de l’offre de Benghebrit

Le Conseil des lycées d’Algérie (CLA) campe sur ses positions. Il refuse de ratifier la charte d’éthique, appelant les responsables à se pencher d’abord sur les vraies solutions pour garantir une stabilité durable du secteur. Qualifiant l’instauration d’une charte d’éthique de « fuite en avant face aux vrais problèmes que vit le secteur », le CLA réitère, dans un communiqué rendu public hier, son refus de signer cette dernière.

Le syndicat précise que le secteur a besoin d’une feuille de route qui définit les engagements de chaque acteur du secteur éducatif et non d’une charte d’éthique et de déontologie. Selon lui, la seule charte du fonctionnaire de l’éducation, c’est le règlement intérieur de la Fonction publique et le droit du travail des salariés.

« Nous n’avons pas besoin d’une charte plus politique que professionnelle, mais avons besoin d’une vraie charte éducative qui transcrive le projet d’école que nous voulons après un débat démocratique dans le secteur et au sein de la société », a expliqué le CLA. Et d’ajouter que dans le fond, la charte d’éthique est destinée à l’opinion publique pour faire assumer la responsabilité de l’instabilité de l’école aux syndicats. Dans le secteur de l’éducation nationale, c’est le temps triomphant des faux consensus.

« L’état de délabrement de la majorité des infrastructures scolaires, le manque d’encadrement, la violence dans le milieu scolaire, la surcharge des classes, les retards dans la réception des nouvelles infrastructures scolaires, le retard dans le versement des salaires et l’incompétence des responsables au niveau central et local sont à l’origine de plus de 1 000 mouvements de protestation qu’a enregistrés le secteur depuis la rentrée scolaire 2015.

D’autres vont certainement suivre », a expliqué le CLA dans le même document. Ce syndicat a par ailleurs déploré le fait que les seules réponses données par la ministre de tutelle aux revendications soulevées par les syndicats tournaient autour du danger intérieur et extérieur, de la politique d’austérité, de la souveraineté de l’Etat, de la mondialisation et de l’intérêt de l’élève.

« La ministre répond également aux syndicats par des retenues sur salaire, l’affirmation que les grèves sont illégales et des menaces de radiation, devenus les maîtres mots d’une gestion autoritariste des mouvements de protestation dans le secteur », a encore regretté la même source.

« L’objectif de la stabilité de l’école et l’aboutissement à une école publique et de qualité ouverte à tous et donnant l’égalité des chances de réussite à tous les enfants algériens, et où l’élève devient le centre d’intérêt pour tous et non un enjeu de circonstances, reste l’une des revendications principales de notre syndicat.

Néanmoins, « cela ne peut être atteint que par l’élaboration d’une feuille de route négociée, qui prenne en charge les conditions pédagogiques, sociales et professionnelles, ainsi que les conditions d’encadrement et de formation. Ceci en prenant à témoin l’opinion publique quant à l’engagement des uns et des autres en fonction de leurs responsabilités en tant qu’institution ou organisation », a-t-il enfin recommandé.

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