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Nationale

Le CLA et le CNAPESTE paralysent les écoles

Le CLA et le CNAPESTE paralysent les écoles

Le secteur de l’Education renoue avec la protestation. Hier, la tension est montée d’un cran. L’arrêt de travail et les sit-in devant les directions de l’Education, aux quels ont appelé le Cnapeste et le CLA, ont eu lieu et plusieurs établissements scolaires ont été paralysés, en signe de soutien et de solidarité avec les contractuels, grévistes de la faim.

Un débrayage qui intervient au moment où la ministre de l’Education nationale réaffirme que l’intégration directe de ces enseignants est « impossible et illégale ». A Alger, Boumerdès, Tizi Ouzou et Bouira, pratiquement l’ensemble des établissements scolaires ont été paralysés par la grève et les enseignants étaient nombreux à répondre à l’appel de grève, ayant concerné les trois paliers : le cycle primaire, le moyen et le secondaire. Une virée nous a conduit, hier matin, aux différents établissements scolaires à Boudouaou.

Les élèves ont fait demi-tour. « Y’a pas école aujourd’hui, notre enseignant a fait grève pour soutenir les enseignants grévistes », lance un lycéen que nous avons croisé dans la rue.
« Il s’agit d’une réponse de la part de tous les enseignants pour exprimer leur soutien indéfectible aux milliers d’enseignants contractuels qui se battent depuis des semaines pour pouvoir être maintenus à leur poste de travail », a indiqué Idir Achour, porte-parole du Conseil des lycées d’Algérie (CLA).
« Les protestataires ont décidé de poursuivre leur mouvement jusqu’à la prise en charge de leur principale revendication, à savoir l’intégration directe en boycottant le concours prévu le 30 avril prochain, le discours de la ministre ne nous a pas convaincus. Elle a démontré encore une fois qu’elle ne peut pas gérer le dossier des contractuels qui sort de ses mains », estime notre interlocuteur, qui insiste à lancer un énième appel aux plus hautes autorités du pays afin d’intervenir et rendre justice à ces enseignants en mettant fin à leur souffrance. 

Idir Achour a fait savoir qu’un conseil national sera tenu samedi prochain pour décider des suites à donner à ce mouvement de protestation. En effet, les enseignants contractuels et vacataires maintiennent toujours la pression et ils ne comptent pas lâcher prise. Ils entament leur 10e jour de grève de la faim et envisagent de renforcer leur mobilisation après les dernières déclarations faites par la ministre de l’Education nationale, laquelle a réitéré que « la loi sur le recrutement dans la Fonction publique exige de passer un concours ».

Les enseignants contractuels en sit-in à Boudouaou, paraissaient fatigués et affaiblis physiquement. Ils affichent leur détermination à « poursuivre leur mouvement de protestation jusqu’à la prise en charge de leur principale revendication, à savoir l’intégration directe sans condition et sans avoir à passer le concours ». « On n’a pas parcouru 250 km pour rien ; après quinze jours de protestation ils nous demandant de retourner travailler », nous a déclaré une enseignante venue de Béjaïa. « Nous sommes sorties pour exiger l’intégration et nous ne ferons pas marche arrière je ne vois pas rentrer les mains vides. », lance-t-elle d’un ton confiant.

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