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Nationale

Le citoyen, pièce maîtresse de la sécurité du pays

Le citoyen, pièce maîtresse de la sécurité du pays

Le Général-major de la Sûreté nationale, Abdelghani Hamel et le Général-major de la Gendarmerie nationale Menad Nouba, ont tous les deux déclaré, lors de leurs visites distinctes respectivement à Alger et Béchar, que le travail de proximité est devenu une grande nécessité pour sécuriser le pays. Cette sécurité et la stabilité du pays reposent sur le rôle du citoyen, en qui est devenu une pièce maîtresse.

En novembre 2016, le président de la République avait mis en garde, dans une lettre, sur les menaces que représentent les sites électroniques qui divulguent de fausses informations avec des images erronées.

Abdelaziz Bouteflika avait, en outre, rappelé le rôle capital que joue le citoyen dans cette équation de la nouvelle ère. Il avait même rendu un vibrant hommage aux comportements, d’un grand patriotisme, du citoyen envers cette nouvelle forme de menace qui a déstabilisées, avec son intox, plusieurs pays arabes par ce qu’on appelle le

« Printemps arabe ». En ce mois de janvier, on assiste à une nouvelle politique « sécuritaire » qui est menée par les Généraux-majors visant le citoyen, devenu la pièce maîtresse de la sécurité et la stabilité du pays.

Le 15 janvier, c’est le Général-major, Commandant de la Gendarmerie nationale, Menad Nouba, qui était en visite de travail et d’inspection au 2e Commandement régional de la Gendarmerie nationale (CRGN) d’Oran, et a appelé ses troupes à privilégier le travail de proximité qui vise à se rapprocher du citoyen pour une meilleure sécurité et un meilleur maintien de l’ordre.

Le 19 janvier dernier à Alger, le Général-major, Directeur général de la Sûreté nationale (DGSN), Abdelghani Hamel a, à son tour, donné des instructions fermes aux policiers pour un travail de proximité avec le citoyen, devenu le cheval de bataille pour la sécurité nationale.

« Nous avons commencé, comme première étape, par établir des ponts entre la police et la société civile. Par la suite, nous avons commencé à parler d’un partenariat sécuritaire entre la police et le citoyen, et actuellement, en troisième phase, le citoyen est au cœur de l’équation sécuritaire », a-t-il affirmé à l’occasion de la sortie de la première promotion de policiers à l’Ecole de la police de Dar El Beida. Il est tout à fait clair que la Présidence donne une immense importance au rôle du citoyen dans l’équation sécuritaire.

Les deux Généraux-majors des deux institutions sécuritaires, gendarmerie et Sûreté nationale, ne font qu’appliquer les directives des hautes autorités du pays. Le travail de proximité est devenu une politique sécuritaire, la plus importante pour se défendre des attaques venant de l’extérieur.

La leçon de Bejaïa

Début janvier 2017, l’Algérie a connu un événement similaire à celui qui s’est déroulé en Tunisie en 2011. A Bejaïa, les citoyens sont sortis dans les rues, des affrontements ont eu lieu avec les forces de l’ordre, à leur tête les policiers du CRS, des saccages des biens publics, des cambriolages aussi, et très vite des images erronées accompagnées par des informations fausses sont diffusées sur la Toile.

Des sites électroniques spécialisés dans l’info en continu ont gonflé la situation. Une situation prévue par les hautes autorités du pays suite à la mise en garde du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, il y a quelques mois. Pour éviter de tels scénarios, le DGSN Abdelghani Hamel a, très vite, donné des instructions fermes aux policiers de Bejaïa et à ceux venus, en renfort d’autres wilayas limitrophes, pour apaiser la tension et privilégier le traitement pacifique de la situation et le travail de proximité.

Revenant sur ces affrontements, quelques jours après, Hamel a tenu à rendre hommage aussi bien aux agents de la police dans le rétablissement de l’ordre, qu’aux citoyens de Bejaïa qui ont eu « un rôle efficace et le sens des responsabilités » durant ces événements, a-t-il expliqué. La gestion démocratique des foules est devenue un aspect important pour l’Etat dans le traitement de telles situations et le rôle de citoyen est primordial.

Plus de trois millions d’appels des citoyens aux forces de l’ordre
Le travail de proximité dont la DGSN et la GN veulent faire leur cheval de bataille a déjà apporté ses fruits. Les citoyens recourent de plus en plus aux services de sécurité pour alerter des cas de danger, pour donner des renseignements et pour, surtout, sécuriser le pays. Sur le terrain, cette coopération entre citoyens et services de sécurité a déjà donné des résultats très encourageants.

En 2016, des millions de citoyens se sont adressés aux policiers et gendarmes pour demander de l’aide, mais aussi pour dénoncer des réseaux de trafic et pour faire échouer des plans diaboliques. Selon la DGSN, l’année 2016 a été marquée par le nombre important des appels des citoyens sur les numéros verts le « 15 48 » et le fixe « 17 ».

Le nombre a dépassé 1, 8 million d’appels. Sur le numéro vert le « 15 48 », le nombre des appels à l’aide des citoyens a dépassé les 852 000 ; il est de plus de 640 000 sur le « 17 ». C’est le même cas pour la Gendarmerie nationale où le nombre des appels sur le « 10 55 » a dépassé 1, 2 million d’appels. Cela confirme le lien fort qui existe entre le citoyen et service de sécurité. Aujourd’hui, les Algériens ont bien compris l’enjeu de la sécurité de leur pays face aux multiples formes de menaces qui planent sur l’avenir de l’Algérie.

Une prise de conscience qui confirme l’intérêt sécuritaire auquel tend le citoyen. Ce qui s’est passé dans de nombreux pays arabes et les tristes suites du « Printemps arabe » ont été bien prises en considération par les Algériens. C’est devenu même une culture sécuritaire.

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