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Nationale

Le changement de la loi sanitaire de 1985 s’imposait pour l’Algérie

Le changement de la loi sanitaire de 1985 s’imposait pour l’Algérie

Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Mokhtar Hasbellaoui, a affirmé ce lundi la décision de son secteur d’impliquer les responsables locaux dans la gestion administrative des hôpitaux publics. Dans sa réponse au 32 intervenants du Conseil de la nation lors de la présentation du projet de loi sur la santé, le ministre a indiqué que chaque administration hospitalière doit regrouper des responsables administratifs et un responsable local pour améliorer le service hospitalier prodigué au citoyen.

Il s’est également prononcé sur la gestion des officines, affirmant que la loi exige que les pharmacies devraient être gérées par des personnes diplômées en sciences pharmaceutiques et que même les auxiliaires de pharmacie chargés de vendre les médicaments sont censés être du domaine. A propos de la nouvelle loi sur la santé, le ministre a réaffirmé que ce nouveau système s’articule autour de « principes fondamentaux », notamment la gratuité des soins qui constitue un acquis essentiel, préservé, réaffirmé et mis en œuvre à tous les niveaux, l’universalité et l’égalité d’accès aux soins et la solidarité, l’équité et la continuité du service public de santé.

Pour le professeur Louisa Chachoua, présidente de la commission de la santé au conseil de la Nation,la nouvelle loi sanitaire s’impose pour l’Algérie, même si les maux du secteur ne sauraient être allégés uniquement par la refonte législative du système de la santé. « Il était temps de changer la loi de 1985 sur la santé. Il fallait actualiser les textes de cette loi en les adaptant à la réalité et aux changements actuels car en 33 ans, beaucoup de choses ont changé », a-t-elle affirmé ce lundi à l’issue de la séance plénière consacré au débat du projet de loi sur la santé. Plus explicite, elle a fait constater qu’il y a eu une transition épidémiologique, un vieillissement de la population, un accroissement démographique avec 1,5 million de nouveaux-nés par an et de nouvelles technologies d’exploration et de traitement auxquelles il faut adapter les textes de loi. Interrogé sur le débordement permanent des structures hospitalières publiques, le professeur Chachoua a estimé qu’il s’agit surtout d’une question d’organisation. « Tout le monde se dirige vers les CHU alors que normalement il faut hiérarchiser les soins en passant d’abord par le médecin référent pour alléger la charge des grands hôpitaux », a-t-elle expliqué en ajoutant que le malade doit en principe subir les soins primaires au niveau des centres de proximité et des dispensaires, et les CHU restent le dernier recours.

La sénatrice a insisté par ailleurs sur l’informatisation du secteur et la contractualisation de la sécurité sociale et la prise en charge des malades non assurés par le secteur de la solidarité. La présidente de la commission de la santé au Conseil de la nation a également recommandé la tarification des soins et des actes médicaux dans les structures privées afin que les malades puissent être remboursés par la sécurité sociale. « Les soins n’ont pas été tarifiés depuis 1986 et cela pénalise le malades qui sont obligés de payer des prix exorbitants pour accéder aux soins ou se diriger vers les hôpitaux privés. Ce qui explique d’ailleurs le dépassement des hôpitaux de l’Etat », a-t-elle résumé

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