-- -- -- / -- -- --
Nationale

Le CCTA dénonce le monopole d’Algérie-Ferries

Le CCTA dénonce le monopole d’Algérie-Ferries

Le collectif Contre la cherté des transports vers l’Algérie (CCTA) récidive. Après avoir écorché la gestion de la compagnie Air Algérie en décembre dernier, il s’attaque désormais au monopole exercé par l’entreprise Algérie-Ferries sur le transport maritime de voyageurs.

Le collectif sort de sa réserve, à quelques semaines de l’ouverture des réservations, pour signaler dans un court document publié sur son site Internet les « dysfonctionnements qui durent depuis trop longtemps au sein de la compagnie Algérie-Ferries ». Le CCTA « dénonce les tarifs constamment élevés et injustifiés pratiqués par la compagnie ainsi que des prestations de service honteuses et indignes causées par le quasi monopole dont elle bénéficie », peut-on lire dans le document.

Pour cette raison, le Collectif « réclame l’ouverture urgente et immédiate des espaces aériens et maritimes à la concurrence et au low cost international ».

Pour mieux expliquer cette situation, le CCTA a donné, dans ce même document, quelques détails concernant le transport maritime des Algériens durant l’été. Il est relevé que l’entreprise investit très peu alors que la demande est grande. Il y a donc « trois navires pour plus de cinq millions de personnes ».

En plus du service catastrophique (absence d’hygiène par exemple), les tarifs ont carrément « explosé », puisqu’un passager venant de France doit payer 2 500 euros en été pour le déplacement de quatre personnes et leur voiture. D’autre part, les réservations ne sont ouvertes que très tardivement, ce qui crée une tension et, par conséquent, une pénurie. 

Le CCTA s’est déjà distingué en décembre 2014 en s’attaquant aux problèmes auxquels font face les passagers d’Air Algérie et qui seraient les mêmes que ceux d’Algérie Ferries.
Pour sa part, l’Entreprise nationale algérienne de transport maritime de voyageurs (ENTMV) a dû dénoncer, en début d’année 2015, le contrat de consignation et de commercialisation des car-ferries assuré depuis une trentaine d’années par la SNCM.

La compagnie algérienne, qui nourrissait depuis deux ans le projet d’assurer en propre la consignation coque à Marseille, invoque les difficultés financières de l’armement français, en redressement judiciaire, et le placement de ses propres recettes sur un compte séquestre.

A compter du 31 mars 2015, date de la rupture effective du contrat, ENTMV déploiera ses propres moyens pour l’enregistrement et le contrôle d’accès à bord des passagers.

La SNCM commercialisait environ 40% des capacités passagers sur les navires d’Algérie-Ferries, marque commerciale de l’ENTMV. Reste à savoir dans quelle mesure la Cotunav, également liée contractuellement à la SNCM, ne va pas être incitée à faire de même.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email