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Nationale

Le CARE appelle à une gestion neutre et impartiale

Le CARE appelle à une gestion neutre et impartiale

La gouvernance des entreprises publiques par l’Etat devrait absolument changer. Celui-ci ne doit plus jouer le rôle de tuteur mais se contenter de son rôle d’administrateur, ont recommandé hier les experts qui ont pris part au séminaire tenu par les membres du Cercle d’Action et de Réflexion autour de l’Entreprise – CARE -sur « la gouvernance des entreprises étatiques dans le contexte de financement par le marché ».

Pour l’expert financier, Abderrahmane Boukhalfa, l’Etat doit agir en tant que gestionnaire et non en tant que propriétaire, à travers l’installation d’un conseil d’administration indépendant chargé de la gestion administrative de l’entreprise.

Il a affirmé que la baisse des prix du pétrole devrait donner à réfléchir au pouvoir public pour changer sa politique de gestion et en finir avec l’assistance permanente du secteur public.
« Nous avons des réserves de change que nous devons utiliser à bon escient et tirer profit de cette phase de transition pour restructurer l’économie nationale, rendre le marché interne plus compétitif et replacer une grande partie des produits importés par les produits locaux », a-t-il affirmé.

L’ancien délégué général de l’Association des banques et institutions financières d’Algérie a souligné le fait qu’actuellement le plus gros des investissements est financé par les rentes du pétrole et du gaz et la fiscalité pétrolière, en prévenant que dans ces financements publics le retour d’investissements n’est pas garanti, d’où la nécessité de diversifier les ressources du financement de l’investissement public.

M. Boukhalfa a également posé le problème de la monnaie nationale en soulignant l’écart entre sa valeur officielle par rapport au marché informel. « Cette dualité du dinar est un frein pour les investisseurs », a-t-il averti.

Pour sa part, Lies Kerrar du FCE a estimé que le cadre juridique et réglementaire dans lequel les entreprises publiques exercent leurs activités doit garantir des règles du jeu équitables sur les marchés où les entreprises publiques et celles du secteur privé sont en concurrence, afin d’éviter les distorsions du marché.

« L’enjeu de la gouvernance d’entreprise devient primordial pour assurer une confiance des marchés et des partenaires nationaux et internationaux, dans la perspective de l’amélioration de l’attractivité du pays, du développement des IDE et de la mobilisation de l’épargne interne », a-t-il souligné.

Soulignant, le poids des entreprises publiques dans l’économie nationale, les membres du CARE ont rappelé que celles-ci « représentent en Algérie une part significative de l’économie nationale, notamment au travers des entreprises du secteur énergétique ».

Le groupe SONATRACH représente à lui seul 36 % du PIB algérien, mais aussi dans les domaines du BTP, du transport et des télécommunications.

Les entreprises du secteur industriel hors énergie, représentant plus d’un millier d’entreprises, ne représentent pour leur part que moins de 5 % du PIB mais disposent d’une infrastructure et d’un potentiel industriels conséquents qu’il convient de développer.

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