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Monde

Le Caire dénonce les déclarations d’Ali Khamenei

Le Caire dénonce les déclarations d’Ali Khamenei

Le ministère égyptien des Affaires étrangères a réagi aux déclarations du Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, qui avait critiqué la politique intérieure de certains pays arabes.

Samedi dernier, l’ayatollah Khamenei a prononcé un discours traditionnel à l’occasion de la fin du mois de jeûne du ramadan dans une mosquée de la capitale. « Les déclarations des responsables des pays du Proche-Orient doivent cadrer avec les efforts destinés à renforcer la stabilité dans la région », a indiqué un porte-parole de la diplomatie égyptienne. « Les pays de la région doivent mener des politiques qui permettraient d’éviter la montée des tensions et les conflits (…). L’Egypte souligne une fois de plus le caractère inadmissible de toute ingérence dans les affaires intérieures des pays arabes frères », poursuit le porte-parole.Les déclarations d’Ali Khamenei ont été auparavant critiquées par le secrétaire d’Etat américain John Kerry, qui a qualifié ces propos d’« extrêmement troublants ».Le guide suprême de la révolution iranienne avait notamment indiqué que Téhéran ne s’alignerait certainement pas sur la politique de Washington au Proche-Orient.La semaine dernière, les diplomates iraniens et leurs interlocuteurs du groupe des 5+1 (Etats-Unis, Chine, Russie, Royaume-Uni, France et Allemagne) sont parvenus à un accord prévoyant un encadrement des activités nucléaires de Téhéran en échange de la levée des sanctions internationales à son encontre.Le numéro un iranien, connu pour ses positions conservatrices, a alors salué cette annonce, tout en se montrant prudent sur ses chances de succès. Selon lui, les responsables politiques iraniens devaient examiner de près le texte afin de s’assurer notamment que les capacités de défense du pays ne seraient pas remis en cause. Il faut dire que l’Iran n’est montré du doigt que par les Arabes.

Les Européens, eux, se précipitent un par un à Téhéran pour reconnaître le statut de puissance régionale de la République islamique. Quelques jours après la conclusion de l’accord « historique » sur le programme nucléaire iranien, la perspective de la levée des sanctions qui pesaient, depuis 2006, sur Téhéran attise les appétits économiques occidentaux. Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, se précipite à Téhéran. La visite, prévue le 29 juillet, sera le premier déplacement à Téhéran d’un chef de la diplomatie française depuis la venue de Dominique de Villepin, en 2003. Laurent Fabius a, par ailleurs, été devancé par le vice-chancelier et ministre allemand de l’Economie, Sigmar Gabriel, qui fut le premier dirigent occidental à se rendre en Iran avec pour but officiel de « renforcer les relations économiques entre Berlin et Téhéran ».

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