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Monde

Le Burundi exige de l’UA à évaluer «sur le terrain» la situation du pays

Le Burundi exige de l’UA à évaluer «sur le terrain» la situation du pays

Le gouvernement burundais a invité dimanche le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine à se rendre au Burundi pour évaluer sur le terrain la situation du pays.

Le porte-parole du gouvernement burundais Philippe Nzobonariba, dans un communiqué de presse, a remercié le Conseil de sécurité des Nations Unies pour la réalisation d’une visite de deux jours au Burundi la semaine dernière, pour évaluer de leurs propres yeux la situation du pays.

« Le gouvernement burundais saisit cette occasion pour inviter le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine de faire une visite similaire afin d’évaluer de leurs propres yeux la situation politique et sécuritaire qui prévaut actuellement au Burundi », a déclaré le porte-parole.

« Le gouvernement burundais reste convaincu que les décisions prises par le Conseil de paix et de sécurité de l’UA, y compris le déploiement de troupes étrangères (au Burundi) ont été décidées sur la base de rapports erronés et manipulées, au mépris de la vérité profonde du pays », a-t-il ajouté.

Avant de quitter l’aéroport international de Bujumbura vendredi soir, Samantha Power, l’ambassadeur américain à l’ONU et membre du comité du Conseil de sécurité de l’ONU n’a pas l’intention de s’inscrire dans la logique du gouvernement burundais. Elle a opté pour l’ingérence militaire étrangère en sommant que le gouvernement burundais de « se tenir prêt » pour le déploiement de troupes de l’UA.

Le 17 décembre 2015, le Conseil de paix et de sécurité de l’UA a adopté une résolution sur le déploiement de 5 000 soldats au Burundi pour, selon lui « empêcher un génocide ou des massacres massifs ». Bujumbura, refuse l’ingérence militaire de l’Union africaine et ne cesse de clamer « l’indépendance et la souveraineté » de ce pays des Grands Lacs.

Depuis le déclenchement de manifestations contre la candidature du président burundais Pierre Nkurunziza pour un troisième mandat, en avril 2015, et sa réélection controversée en juillet 2015, la violence a laissé plus de 400 morts dans le pays d’Afrique de l’est.

Les observateurs estiment que ces « violences » sont le fruit de « manipulations étrangères », et ce pour pousser Nkurunziza, « un farouche opposant de l’instabilité des pays de la région » à la porte de sortie. 

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