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Nationale

Le bourreau d’El-Aqiba sera jugé dès l’ouverture de la session criminelle

Le bourreau d’El-Aqiba sera jugé dès l’ouverture de la session criminelle

Le bourreau et le sanguinaire de la cité d’El-Aqiba, qui ne cesse de faire parler de lui, sera jugé dès l’ouverture de la session criminelle du tribunal d’Alger, le 30 novembre prochain.

En effet, à peine trois jours après son interpellation et son arrestation par les éléments de la police judiciaire de la sûreté de daïra d’Hussein Dey, soit le 14 avril dernier, l’auteur présumé du crime crapuleux commis sur la personne d’un ancien élément de la police judiciaire de la sûreté d’Alger, dont le corps a été retrouvé décapité incinéré et abandonné dans l’enceinte même du cimetière El-Kobaihia de Rouiba, avait reconnu au cours de l’interrogatoire avoir été à l’origine de deux autres crimes abominables perpétrés en plein cœur du quartier populaire de Mohamed-Belouizdad (ex-Belcourt).

L’assassin présumé de ces trois actes criminels est issu d’une famille riche et très connue au niveau de la cité d’El-Aqiba. Il gérait un parking situé dans l’enceinte de l’ancien siège de la société gazeuse Coca Cola de manière illégale et anarchique. Ce parking a été dernièrement récupéré et transformé par la commune de Belouizdad dans le cadre de l’emploi des jeunes.

Le mis en cause répondant aux initiales de Kh. C., la trentaine à peine entamée, sans antécédents judiciaires, étudiant à la faculté des sciences juridiques et administratives de Ben Aknoun, n’a pu faire face au professionnalisme des éléments de la police judiciaire de la sûreté d’Hussein Dey.
Les investigateurs ont pu grâce à une minutieuse enquête qui n’a duré que quelques jours, identifier de l’auteur présumé, et ce, suite à des informations.

Ce dernier a fini par reconnaître tous les faits qui lui était reprochés lors de l’enquête préliminaire concernant l’assassinat du policer le frère du chanteur Sid-Ali Dziri. Il a reconnu avoir assené plusieurs coups de couteau à sa victime avant de se débarrasser définitivement du corps en le découpant en petits morceaux et en le calcinant, sous prétexte que sa proie exerçait sur lui des pressions et lui faisait du chantage, lui exigeant des sommes faramineuses contre son silence sur les deux autres crimes qu’il avait commis. Selon des renseignements concordants, le mis en cause a tout d’abord avoué aux enquêteurs avoir mis fin aux jours de sa propre progéniture qu’il a eu de manière illégale avec une jeune fille qui souffrait de troubles psychiatriques.

A propos de cet ignoble acte, l’auteur présumé, qui sera déféré au plus tard aujourd’hui devant le procureur de la République du tribunal d’Alger, avait dévoilé aux enquêteurs l’endroit où il a enterré le nouveau-né : « Je l’ai étranglé puis enterré dans l’enceinte de l’ancien siège de la société Coca Cola… »

Il a par ailleurs reconnu avoir assassiné et enterré au même endroit un voisin à lui, porté disparu depuis plus de deux mois suite à un litige financier qui les opposait.
Il convient de signaler que les éléments de la police judiciaire de la sûreté de daïra d’Hussein Dey et ceux de la police scientifique se sont déplacés en avril dernier, vers 21 heures, sur les lieux du crime.

La police judiciaire a procédé à l’audition des proches et voisins, notamment les gardiens du parking, afin d’avoir plus de renseignements quant à ces actes bestiaux.
La police scientifique s’est chargée quant à elle des prélèvements d’indices pouvant aider l’enquête judiciaire.

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