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Culture

Le Beylik du Titteri en exposition

Le Beylik du Titteri en exposition

Le Beylik du Titteri, l’un des trois beylik de la Régence d’Alger constitué par les Ottomans durant le 16e siècle et disparu à la conquête française, est au centre d’une exposition qui se tient au Musée régional des arts et des traditions populaires de Médéa jusqu’au jeudi 29 décembre.

Initiée dans le cadre de la manifestation Patrimoine de Médéa, cette exposition est réalisée par l’association Lambdiya.

Elle met en évidence dans une série de photographies et d’illustrations un pan de l’histoire du Beylik du Titteri dont l’ancienne capitale Médéa conserve encore les traces de l’influence de la culture ottomane, notamment en matière d’urbanisme et d’architecture, mais également dans certaines traditions vestimentaires et culinaires, encore en usage jusqu’à ce jour.

Cette exposition sur le patrimoine et l’histoire rappelle les principaux monuments hérités de la période ottomane, tels que la mosquée Hanafite, le minaret de la mosquée Lamhar, la petite Casbah de Sidi-Sahraoui, Dar El Emir Abdelkader, transformée en musée de Médéa. 

Cette demeure, anciennement connue comme Dar El Bey du Beylik du Titteri, deviendra celle de l’Emir Abdelkader. Sur une superficie de plus de 880 m², située en plein cœur de la vieille ville de Médéa, elle abrite aujourd’hui le Musée public national des arts et des traditions populaires.

Construite sur deux étages, elle comprend dix-huit chambres, de grandes salles, un hammam, une étable, une grande cour et un jardin.

Le dernier Bey à l’avoir occupée est Mustapha Boumezrag entre 1819 et 1829. Cette résidence symbolise la résistance algérienne à l’occupation française l’Emir Abdelkader s’est réuni avec les notables des villes de Blida, El Affroun, Miliana, Laghouat et Médéa. Nombre d’infrastructures ottomanes mitoyennes seront rattachées à cette résidence de pur style ottoman musulman, comme notamment la Mosquée malékite ou Djamaa el wastani, reliée par une galerie souterraine que le Bey Mustapha Boumerzrag a emprunté pour y aller faire sa prière.

L’exposition propose aussi des sujets inhérents aux décorations internes des demeures et résidences bâties sur le model ottoman, afin de bien mettre en évidence le brassage qui s’est opéré entre la culture locale et celle importée de la rive nord de la Méditerranée.

Ouverte au large public ce dimanche 25 décembre, la manifestation Patrimoine de Médéa se veut une opportunité pour la découverte des facettes cachées de l’ère ottomane période, soit une présence sur plus de trois siècles, à la faveur de conférence-débats qui seront animées par des chercheurs et des universitaires.

Les visiteurs auront également la possibilité d’assister à des projections vidéo consacrées à l’architecture dans la région du Titteri, mais aussi participer à des ateliers de poterie et de calligraphie arabe qui seront organisés tout au long de cette manifestation, au profit des enfants. 

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