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Nationale

Le bénévolat pour les victimes « économiques » du Covid-19

Le bénévolat pour les victimes « économiques » du Covid-19

Une dizaine de jours après la mise en stand-by de l’activité de plusieurs secteurs, la crise sanitaire dont les répercussions commencent seulement à se faire sentir avec le ralentissement de la vie socio-économique, n’a pas tardé à faire des victimes collatérales à Constantine comme ailleurs dans la quasi-totalité du pays.

Des franges sociales naguère versées dans un commerce loin d’obéir aux règles en la matière se sont retrouvées dans la peine à subvenir à leur consommation quotidienne, alimentaire s’entend.Des dizaines de milliers de familles ont ainsi du jour au lendemain pris conscience de leur condition à la limite de la pauvreté.

Des marchands à la sauvette aux marchands forains « scruteurs » de souks et des transporteurs individuels et collectifs, aux artisans versés dans la fabrication ou dans la réparation ou encore ceux assurant des prestations de services, des dizaines de milliers d’entre ces travailleurs indépendants sont contraints depuis de gérer leur pénible quotidien.

D’autant que beaucoup parmi ces citoyens ne peuvent prétendre faire partie des populations « démunies », répertoriées sur des listings conçus par les autorités communales ou encore les services de la direction de l’action sociale. 

Loin des projecteurs des caméras et des plumes des quotidien, absents pour leur majorité d’ailleurs des kiosques et dont la plupart ont fermé boutique un bénévolat anonyme pas du tout structuré a vite pris le relais pour tenter chacun à sa manière de soutenir un proche, un voisin ou un Sans domicile fixe (SDF).

Une situation qui d’ailleurs avait poussé les hautes autorités de l’Etat à élargir la sphère d’assistance aux personnes nécessiteuses. A peine la décision visant à répertorier ces citoyens publiée instruisant les walis et partant les premiers responsables au niveau des communes d’entamer le recensement des nécessiteux que des conclaves furent tenues par les concernés.

Au moins trois réunions ont été organisées par le chef de l’exécutif de la capitale de l’Est. Le chef de l’exécutif n’a, depuis, plus chômé. Si la réunion avec les propriétaires de minoteries a tenté de sensibiliser ces acteurs sur la nécessité d’augmenter leur production afin de faire face à la demande grandissante sur la semoule, celles ayant regroupé les représentants d’associations socio-culturelles ou de quartier ont mis l’accent sur la nécessité de « dénicher » les véritables nécessiteux afin que les aides soient équitablement distribuées. Sitôt dit, sitôt fait. Au début du mois en cours une vaste opération avait touché plusieurs points désignées comme faisant partie des zones d’ombre.

La commune de Béni H’midène au Nord de Constantine, la localité d’El-Hambli dans la commune de Ben Badis à l’Est et Salah Derradji relevant de la commune d’El Khroub au Sud de la capitale de l’Est ont été les premiers servis. Sous le slogan « l’unité nationale, instinct révolutionnaire », l’opération était destinée aux familles les plus démunies, dont des listes avaient été préalablement arrangée par les services de la commune en collaboration avec des associations activant dans ces zones.

L’opération avait été supervisée par des médecins, des psychologues et assistants relevant des cellules de proximités mises en place par la direction de l’activité sociale et de la solidarité. Ces opérations ont vu la collaboration d’organismes publics tel que l’OPGI et des associations socio-culturelles à l’image de l’association Siradj de la vile des Ponts. D’autres opérations ont été entamées à travers plusieurs quartiers de la ville de Constantine et de la ville nouvelle Ali Mendjli où l’on s’active à lister les familles

nécessiteuses. Parallèlement à ces activités, une attention particulière a été accordée à des dizaines de SDF. Un gite leur avait été affecté au niveau des structures de la DAS. A noter aussi que plusieurs opérateurs privés ont été à l’avant-garde de cette vaste campagne d’aide. Parmi les opérateurs, l’on peut citer les minoteries Kenza, la biscuiterie Bifa, l’entreprise Ezzad, spécialisée dans le conditionnement agroalimentaire, la société ExtraNet présent sur le marché des produits détergent et l’Eurl Wisso, versé dans la production des couches et lingettes.

Les propriétaires de l’entreprise Suilait-Palmanova, activant dans la filière lait annoncèrent leur entière disponibilité à mettre presque la quasi-totalité des moyens de production et de convoyage à la disposition des autorités . Ces aides sont aussi acheminées aux autres régions du pays. Quelques entreprises activant au niveau de la région avaient vers la fin du mois passé participer à un convoi « humanitaire » destiné à Blida, wilaya ayant enregistré le nombre le plus élevé de malades atteints par le Covid-19.

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