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Le baril algérien progresse vers les 52 dollars

Le baril algérien progresse vers les 52 dollars

Pour beaucoup, il y a de quoi se réjouir. Les cours du brut continuent leur progression, dépassant hier matin les 51 dollars. Avant 10H00, le baril de Brent (référence pour le Sahara blend algérien) valait 50,75 dollars à Londres, perdant 14 cents par rapport à la séance de jeudi. Il s’agit du niveau le plus élevé depuis deux mois.

Ces cotations semblent être attendues en raison de deux facteurs importants : Le premier qui a favorisé le rebond est l’éventualité d’un accord sur une réduction de la production entre les gros producteurs de l’OPEP et non OPEP, alors que le second est l’annonce d’une baisse surprenante des stocks de brut américains. Ces deux facteurs ont rendu les cours plus solides, en dépit de quelques déclarations pessimistes.

Pour les analystes, les cours devront rester plus fermes autour de cette fourchette de 50-55 dollars le baril, jusqu’à la tenue du Forum international de l’énergie qu’organise Alger fin septembre. Les investisseurs, comme les courtiers, attendent de cette rencontre un accord sur la réduction de la production, d’autant que le simple gel des niveaux déjà atteints ne suffit plus.

Il faudra « effacer » au moins plus de deux millions de barils/jour pour raffermir les cours et les faire remonter vers la barre psychologique des 60 dollars. Pour les analystes, il existe, certes, une tendance lourde vers le rebond progressif du marché, mais cela reste précaire, notamment pour des raisons géopolitiques. 

La tension communautariste ou « confessionnelle » et les fortes divergences régionales qui opposent l’Iran, l’Irak et les pays du Golfe ne plaident guère pour un accord total. Même la Russie semble faire des « calculs »politiques, depuis que sa production a battu des records et devenant le premier producteur mondial.
Cependant, il faudra encore prendre en considération la situation du dollar américain sur le marché des changes, car il existe une corrélation « historique » entre le billet vert et le pétrole.

C’est son taux qui fait pression sur les prix du baril. Pratiquement, tous les investisseurs, comme les vendeurs, ont déjà intégré cette donne, car les achats et les commandes se font avec le dollar et sur la base de sa cotation.

Depuis des années, on fait attention à la valeur du dollar et ce que dit la Banque centrale américaine ou la Réserve fédérale. Ainsi, un dollar plus élevé pénalise les cours du baril, alors qu’une baisse significative de cette devise favorise de nouveau une remontée des prix.

Concernant les tractations entre gros producteurs, il semble, selon des sources au fait de ce dossier, que l’entente tant espérée sera difficile à atteindre, en dépit de la bonne volonté exprimée.

D’ailleurs, certains évoquent une éventuelle démarche ou « médiation » algérienne (basée sur des considérations de politique internationale et non pas commerciales) pour faire fléchir la position iranienne. Une démarche qui pourrait être dictée par la situation de beaucoup de pays membres de l’OPEP, qui sont au bord de la ruine.

Le Venezuela est au bord de la faillite avec un Etat qui a sombré complètement, alors que le Nigeria a annoncé qu’il est entré dans un cycle de pauvreté. La situation de ce dernier pays inquiète fortement l’Algérie, étant donné qu’il représente un Etat « socle » dans le continent africain et l’une des nations les plus puissantes et influentes du continent et de son organisation panafricaine.

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