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Nationale

Le baril algérien frôle les 60 dollars

Le baril algérien frôle les 60 dollars

Bonne nouvelle pour l’Algérie, les cours du baril de pétrole continuent de remonter la pente, laissant présager une année budgétaire moins turbulente que ce que les analystes avaient prévu.

En effet, le baril de pétrole algérien, connu sur le marché mondial sous le nom de Sahara Blend, devrait être négocié à près de 60 dollars le baril, compte tenu du fait qu’il coûte plus cher que le Brent, référence du marché mondial dont le baril était coté à 57,10 dollars hier matin à Londres.

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord a augmenté de 21 cents à 57,10 dollars pour livraison en mars, sur l’Intercontinental Exchange (ICE), selon le site spécialisé « prixdubaril.com ».

La même tendance a été enregistrée à New York vendredi, où les cours pétroliers ont terminé en légère hausse. Les experts parlent d’un « marché restant optimiste », eu égard à l’application de la baisse de la production promise par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). Les cours seront à la hausse, janvier courant, du fait de l’engagement de l’Opep de réduire la production, qui devra entrer en vigueur au cours de ce mois.

D’après des sources bien informées, la compagnie d’Etat saoudienne Aramco est en train de négocier avec ses clients afin de réduire le volume de ses livraisons jusqu’à 7% en février.
« En plus de cela (…) l’Arabie saoudite aurait apparemment déjà totalement appliqué sa réduction de production de 486 000 barils par jour », ont rapporté les analystes de Commerzbank dans une note.

Les autres pays devraient emboîter le pas au géant saoudien pour arriver à un seuil acceptable, notamment ceux qui produisent plus ou moins de grosses quantités comme le Venezuela, l’Algérie, la Libye, le Nigeria ou encore l’Angola. Il faut rappeler que la tendance haussière a pris naissance grâce à un forcing algérien qui avait permis, il y a quelques semaines, de réunir à la même table des pays membres et non membres de l’Opep.

Par l’entremise de son ministre de l’Energie, M. Bouterfa, l’Algérie a réussi à convaincre aussi bien la Russie que l’Arabie Saoudite, ou encore l’Iran, autre grosse cylindrée de l’Opep, de réduire la production du cartel.

« L’Algérie a joué un grand rôle dans le redressement des cours du pétrole. Cela dénote le respect dont jouit le pays de par le monde », commente-t-on dans les milieux économiques de la capitale algérienne. 

L’Algérie, quatrième producteur de pétrole en Afrique après le Nigeria, la Libye et l’Angola, a décidé de préserver les réserves de brut le plus longtemps possible, au profit des générations futures. Le pays mise également sur la transformation du brut « à domicile », d’autant que le raffinage de pétrole brut s’est amélioré de 1,1%. 

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