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Energies

Le baril à 71 dollars : L’or noir retrouve des couleurs

Le baril à 71 dollars : L’or noir retrouve des couleurs

C’est une hausse spectaculaire des cours du brut. Ce mardi 1e juin, le marché du pétrole a retrouvé un niveau qu’il n’a pas connu depuis presque trois ans. Le mouvement haussier continuait toute la journée, alors que les négociations de l’OPEP+ ont débuté dans une atmosphère des plus optimistes.
Vers midi, le baril de Brent de la mer du Nord pour une livraison en plein été valait plus de 71 dollars, soit presque une hausse de 3% par rapport à la veille.
Le mouvement haussier ne montrait aucun signe de fatigue mardi sur le marché du pétrole alors que les négociations de l’OPEP+ ont débuté, le cours de référence outre-Atlantique retrouvant un niveau inobservé depuis plus de deux ans et demi. A New York, le baril de WTI pour le mois de juillet s’appréciait à 68,42 dollars le baril. En tous cas, les cours constatés sur les deux places n’ont pas été observés depuis mars de cette année et en octobre 2018.

Pourquoi cette progression? Les cours du brut progressent “car le marché est de plus en plus convaincu que la demande est bientôt sortie du tunnel”, explique Louise Dickson, analyste de Rystad, après près d’un an et demi d’une pandémie de Covid-19 désastreuse pour les producteurs d’or noir.
La reprise est même là, selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) qui a relevé ce lundi ses prévisions de croissance mondiale pour 2021 et 2022.
Après une récession historique en 2020, qui a vu l’activité économique mondiale se contracter de 3,5%, l’OCDE prévoit une hausse du PIB de 5,8% en 2021, “le taux le plus élevé depuis 1973”, a précisé l’économiste en chef de l’institution, Laurence Boone, lors d’une conférence de presse.

Un enthousiasme qui s’ajoute au fait que le cartel OPEP devrait laisser sa politique de limitation des quotas de production inchangée.
Les investisseurs avaient donc les yeux tournés vers le sommet ministériel qui a réuni hier les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et leurs alliés, dont la Russie. Cette réunion doit aboutir sur un arbitrage sur les quotas de production des prochains mois.

Le seul problème qui semble poser des pépins à l’accord, demeure le cas de l’Iran. Le cartel doit tenir compte des attentes de Téhéran, qui espère une levée des sanctions, à l’issue de négociations indirectes avec les Etats Unis, pour ressusciter un accord sur le nucléaire iranien.

Si les pourparlers aboutissent, la levée d’un certain nombre de sanctions économiques, dont l’embargo sur le pétrole en vigueur depuis 2018, pourrait conduire à une forte hausse de la production des iraniens. Cela risque aussi de perturber grandement le marché mondial, surtout si l’on sait que le ministre du Pétrole iranien, cité par Shana, l’agence officielle de son ministère, a d’ailleurs qualifié ce lundi de “priorité” un quasi-triplement de la production actuelle du pays.

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