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Culture

L’attraction estivale

L’attraction estivale

Le spectacle de danse La flamme du Sahara du Ballet national algérien est de nouveau à l’affiche, il est proposé au large public à Alger, aujourd’hui, dimanche 17 juillet, et demain, lundi, à 18h à la salle Mustapha-Kateb du Théâtre national algérien Mahieddine-Bachtarzi.

Après une représentation, hier, samedi, le spectacle chorégraphique La flamme du Sahara, adapté du texte Le cheval de Slimane Ben Brahim par Fatima Zohra Namous Senouci, directrice du Ballet national algérien, et le compositeur Salim Dada, sera probablement l’une des grandes attractions de cette saison estivale.

Tiré du texte Tableau de la vie arabe de S. Ben Brahim (1908) et mis en scène par le duo F. Z. N. Senouci-Ahmed Khemis, il met en valeur une légende inhérente à un patrimoine et perpétuée jusqu’au jour d’aujourd’hui par la population des Ouled Naïl dans le Sud d’Algérie.

Dans le contexte de festivités des noces du cavalier Ben Merzoug et la belle Ferahouda, dans un village saharien, un drame survient. L’histoire tragique de ces deux personnages n’est pas sans rappeler celle de Roméo et Juliette.

Ferahouda a la santé fragile, elle perd connaissance dans les bras de son bienaimé en pleine danse. Ce dernier cherche alors par tous les moyens à sauver sa fiancée.

On lui suggère le seul remède qui peut la guérir, « l’herbe de vie ». Il entame alors une longue quête de longue haleine et une poursuite effrénée. Après une longue absence au village, il apprend le décès de Ferahouda qui affecte l’ensemble des habitants. Même s’il a en sa possession le remède miracle, il sera surpris par le silence mortuaire et l’atmosphère de deuil qui plane.

Son cheval le mène jusqu’au cimetière, il réalise que l‘herbe de vie doit être offerte au tombeau dans lequel git sa bien-aimée. Il ne peut pas vivre sans elle, son cœur se brise et il s’effondre sur la tombe de Ferahouda dans une dernière étreinte qui viendra les lier à jamais. La douleur de cette scène touchera jusqu’au fidèle compagnon du cavalier, Lazreg flanche, tombe et s’affale, retrouvant pour l’éternité son maitre et son amoureuse.

Aujourd’hui encore, les deux tombes devenues mausolée sont fleuries d’herbe de vie par les couples et les amoureux qui les déposent chaque printemps à leurs pieds, afin de commémorer cet amour et cette flamme du Sahara. Voilà l’histoire de ces deux personnages qui n’est pas sans rappeler celle de Roméo et Juliette.

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