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Nationale

L’aspect commercial et le terrorisme ont relégué les dossiers chauds

L’aspect commercial et le terrorisme ont relégué les dossiers chauds

La deuxième visite de François Hollande en Algérie n’a pas encore livré tous ses secrets.

Une brève visite de quelques heures et un entretien de deux heures avec le chef de l’Etat ne constituent pas en terme diplomatique une visite officielle. Bien qu’on ait pris soin de dérouler le tapis rouge à François Hollande, cette visite intrigue plus qu’il en faut.

Lors de sa rencontre avec la presse, Hollande n’est pas allé au fond des choses préférant donner des indices positifs sur la santé du président Bouteflika pourtant connus de tout un chacun plutôt que de s’étaler sur les grands dossiers qui fâchent et qui s’éternisent tels que la repentance et le réexamen de l’accord de 68 qui fixe les modalités de voyage des ressortissants algériens dans ce pays.

Pour François Hollande se prêter à ce jeu n’est pas nouveau pour lui. Tout ce qui peut rapporter quelque chose de sonnante et trébuchante à l’économie de son pays est le bienvenu. Qu’importe les formes ! Pourvu qu’on gagne en échange et dans le change.

De l’autre de côté de la Méditerranée, on a bien compris depuis des années que pour gagner des projets il faut éviter les pistes glissantes qui peuvent froisser le voisin du sud Finit le temps des leçons à donner aux régimes qui ne respectent pas les canons universels de la justice et des libertés. Le temps où François Mitterrands’immisçait dans la politique interne du pays est révolu.

La realpolitik a pris le pas sur les sujets qui dérangent et qui peuvent donner lieu à des tensions inutiles. Les intérêts ont pris le pas sur les sujets qui divergent sur le plan national et international notamment le refus de la France de respecter la résolution interdisant le paiement des rançons. Peugeot, Total, Renault, et bien d’autres entreprises françaises ont bien le droit de partager le marché algérien avec les autres concurrents.

Les entreprises françaises ont perdu ces dernières années des grands parts de marché sur le plan mondial et ne semblent plus aujourd’hui en mesure de de tenir tête auxentreprises allemandes ou japonaises.

Sur le continent africain, la France tente de garder sa position presque dominante et pour cela, elle a, avec l’arrivée de Hollande, changé sa politique ces deux dernières années.
L’opposition a bien vu en cette visite éclair un gage de soutien et une caution apportée au chef de l’Etat mais elle ne peut rien y faire pour changer le cours.

De plus, le président Hollande n’a pas daigné rencontrer ses représentants. Le président français laisse le soin à son ambassadeur pour tâter le pouls. Pour l’opposition algérienne, il ne lui reste qu’à espérer un changement sans heurts ni violence. Les partis politiques qui revendiquent un changement savent que le pouvoir n’a pas l’intention de changer pour l’instant le statut quo.

Il s’en accommode d’autant plus que la menace d’un risque terroriste qui frappe à notre porte lui donne du grain à moudre pour condamner toute tentative de déstabilisation du front interne que laisse planer l’opposition en exigeant le départ anticipé du premier magistrat du pays et une élection présidentielle avant l’heure. La question sécuritaire a pris aussi une grande part dans les discussions entre les deux pays.

La France est tétanisée à l’idée que Daech ou un autre groupe terroriste se rapproche davantage de son territoire. On a bien vu comment les troupes françaises ont agi au nord du Mali pour combattre et chasser ensuite le groupe Ansar Eddine et le Mujao. La coopération sécuritaire entre les deux pays a atteint les sommets.

Divers accords ont été signés entre les différents services de renseignements. La vente du matériel d’écoute et de renseignement a également connu une avancée appréciable. Aujourd’hui, la menace terroriste en Europe et plus principalement en France est bien réel est bien présente tous les jours.

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