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Culture

L’artiste Choukri Mesli : Retour à la ville natale

L’artiste Choukri Mesli : Retour à la ville natale

Un hommage sera rendu au regretté artiste plasticien Choukri Mesli, ce vendredi 17 novembre, au Palais de la Culture Moufdi-Zakaria à Alger, avant d’être inhumé le lendemain dans sa ville natale à Tlemcen.

En présence des membres de sa famille, ses amis, ses anciens élèves, des artistes, le défunt artiste Choukri Mesli, pionnier de la peinture moderne en Algérie décédé à Paris le 13 novembre dernier à l’âge de 86 ans, aura droit à un hommage émouvant à Alger.

Pour l’artiste plasticien Karim Sergoua, son ancien professeur Mesli « n’était pas seulement un accompagnateur pédagogique mais aussi un enseignant humaniste », rappelant le rôle du défunt d’avoir suscité l’espoir dans le cœur des artistes peintres durant les années 1990.

L’artiste Denis Martinez a, lui, notamment rappelé la création du groupe Aouchem en 1967 avec Mesli et d’autres. Un autre élève du regretté, le designer-plasticien Zoubir Hellal a rapporté que ce dernier « nous apprenait à avoir une certaine liberté de pensée et incitait ses élèves à avoir des repères sur le plan de la séquence historique, laquelle formait la culture universelle ».

De son côté, l’artiste peintre Djahida Houadef a affirmé que « le défunt a beaucoup apporté à l’art algérien par sa présence et son écoute, il s’est employé à donner à la peinture algérienne une identité particulière ».

Et dans une oraison funèbre, le représentant du ministre de la Culture, Aissani Hicham, a salué la grande empreinte laissée par le défunt dans le monde de l’art algérien, estimant que l’Algérie a perdu « un pilier de l’art plastique » et un homme « ayant la stature des grands ».

Après l’observation d’une minute de silence, le fils du défunt a souligné que le silence était justement la source d’inspiration de son père.

La dépouille du regretté sera acheminée à Tlemcen où l’enterrement aura lieu ce samedi, au cimetière Sidi Senoussi, en présence de plusieurs artistes de France, d’Alger, d’Oran, de Sidi Bel Abbes, de Maghnia et de sa ville natale. Issu d’une famille d’intellectuels et de musiciens, Mahmoud Choukri Mesli sera l’élève de Mohamed Racim à l’Ecole des Beaux-Arts d’Alger entre 1948 et 1951.

Il participe alors à la création de la revue Soleil. Partie prenante du mouvement des idées d’émancipation diffusées autour du journal Alger républicain, il fonde le Groupe 51 avec en particulier les peintres M’Hamed Issiakhem, Mohamed Louail et l’écrivain Kateb Yacine. Il participe aux Salons des artistes algériens et orientalistes entre 1951 et 1953.

Puis, il se rend à Paris où il intègre l’Ecole supérieure des Beaux-Arts, aux premiers mois de la guerre d’indépendance nationale. Il rejoindra les rangs du Front de libération nationale en participant à la grève des étudiants algériens en mai 1956.

En 1963, il est co-fondateur de l’Union nationale des arts plastiques (UNAP) avec M’Hamed Issiakhem, Mohamed Temam, Bachir Yellès, Mohamed Bouzid, Baya, Adane, Zerarti et Ali Ali-Khodja. Dès la première année de l’indépendance, il est professeur à l’Ecole nationale des Beaux-Arts d’Alger dont il est l’un des principaux représentants. 

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