-- -- -- / -- -- --
Culture

l’artisanat à Alger : L’appel de la Casbah

l’artisanat à Alger : L’appel de la Casbah

La cinquième édition du Salon de l’artisanat à Bab Djedid est marquée par l’appel de professionnels à la réouverture de locaux à la Casbah d’Alger, afin de relancer les métiers d’art et promouvoir l’artisanat local et le tourisme.

Initié par la Fédération nationale des métiers et de l’artisanat en coopération avec la fondation Casbah, dans le contexte du Mois du Patrimoine (18 avril-18 mai) sous le thème L’artisan, un symbole du patrimoine de la Casbah, le Salon de l’artisanat réunit plus de vingt artisans d’Alger et leurs pairs de Tissemsilt, Tizi Ouzou et Bouira.

D’après le président de cette Fédération, Redha Yaissi, de nombreux artisans ont demandé ce mardi aux services de la wilaya d’ouvrir les locaux fermés à la Casbah d’Alger, rapporte l’Agence presse service d’Algérie. Il a affirmé que l’ancienne cité attire de nombreux touristes étrangers impressionnés par les produits artisanaux proposés par les quelques ateliers d’art ouverts.

Aussi, a-t-il précisé que face à la cherté de la matière première, « nous avons proposé la création d’une « réserve stratégique » au profit de l’artisan pour lui permettre de s’en approvisionner à des prix raisonnables soutenus par l’Etat et assurer la relance de l’artisanat.

De son côté, Mahiout Khaled, spécialisé en ébénisterie, demeure l’un des artisans qui exercent encore ce métier à la Casbah, il a estimé important de rouvrir les locaux fermés qui se trouvent sur le long du chemin Sidi Ramdane (haute Casbah) pour redonner vie à la cité, en faire un atelier ouvert pour préserver les composantes de l’industrie artisanale.

Dans ce sens, il a affirmé que ces activités artisanales feront sans nul doute de la Casbah une « destination touristique par excellence » qui contribuera aussi à la promotion et à la relance de ces métiers menacés de disparition.

Il n’a pas manqué de déplorer la cherté de la matière première, à savoir le bois de qualité importé qui constitue une véritable menace pour ce métier en voie de disparition, non sans appeler à un soutien conséquent car ce dernier véhicule une partie de la mémoire du lieu et de l’histoire.

Lieux où les touristes sont attirés par l’instrument traditionnel, poinçon de menuisier (ou ciseau) utilisé dans la sculpture sur bois, et restent en admiration devant les décorations réalisées sur le bois. Aicha Laib, spécialisée dans la fabrication du couffin traditionnel de Tissemssilt, a, elle, expliqué que ses produits sont connus notamment le couffin, le tapis de prière, le chapeau et autres.

Elle a rappelé que les Algériens et les Algérois, en particulier, préfèrent le couffin en osier à celui en plastique. Pour la préservation de l’industrie artisanale, cette bonne femme supervise un atelier de formation qui compte plus de 25 filles, venues toutes apprendre les techniques de fabrication du couffin traditionnel en osier.

La majorité des artisans, ceux du bijou traditionnel, de la maroquinerie, de la céramique et du dessin sur verre et cuivre ont mis l’accent sur l’importance de ces expositions pour la commercialisation des produits artisanaux. Ils ont également réitéré leur appel pour bénéficier d’une aide face à la hausse des prix de la matière première qui menacent la cessation de ces activités artisanales.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email