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Nationale

L’armée se mobilise contre l’immigration suspecte

L’armée se mobilise contre l’immigration suspecte

Le développement très inquiétant de l’immigration clandestine, susceptible d’être le nouveau réservoir du terrorisme évolue d’une manière très anormale, ce qui a inquiété l’Etat algérien qui n’a pas attendu longtemps pour affûter ses armes contre cette nouvelle menace. L’Algérie est devenue un nouveau passage pour les djihadistes marocains qui veulent rallier les rangs de Daech en Libye.

Après la mystérieuse affaire des centaines de clandestins marocains arrêtés il y a quelques jours à la frontière d’In Guezzam vers la Libye, l’Armée nationale populaire a été contrainte de s’impliquer comme elle le fait déjà dans le cadre de la lutte contre la drogue et le trafic d’armes, en se mobilisant cette fois contre l’immigration clandestine susceptible d’être un nouveau réservoir pour les groupes terroristes.

En effet, l’opération menée avant-hier par un détachement combiné relevant du secteur opérationnel de Ouargla/4e Région militaire, dénote cette décision de l’ANP de faire face, aux côtés des autres forces de sécurité (GGF, Douanes et PAF) à cette forme de crime organisé. Il y a de quoi être inquiet, expliquent des experts. Les forces de l’armée ont arrêté, avant-hier, neuf migrants clandestins de nationalité marocaine et une personne en possession d’un fusil de chasse et 307 cartouches.

L’opération survient au moment où les autorités algériennes ont décidé, il y a quelques jours seulement, de renforcer la surveillance des frontières Ouest et Sud-Ouest et ce, pour faire face à d’éventuelles tentatives d’incursion de centaines d’immigrants clandestins marocains.

Ces ressortissants marocains, dont le nombre ne cesse d’augmenter bizarrement, se faufilent aux frontières algériennes en faisant tout le chemin de l’Ouest vers le Sud pour atterrir aux frontières séparant l’Algérie et la Libye avant d’arriver en Libye, pour rejoindre les djihadistes de l’Etat Islamique (EI) à Derna et d’autres villes libyennes.

Interpellée par cette brèche créée par les « passeurs » d’immigrants clandestins, l’Algérie a fait appel à l’ambassadeur du royaume chérifien à Alger pour luis signifier cette nouvelle menace qui guette, non seulement la Libye, mais aussi l’ensemble de la région du Grand Maghreb.

La partie marocaine semble ne pas donner assez d’importance à l’alerte algérienne, alors que les migrants clandestins marocains continuent à tenter de traverser les frontières algériennes. Pour preuve, le coup de filet réalisé avant-hier par un détachement de l’ANP confirme le « laisser-faire » du royaume chérifien.

Du coup, l’Algérie fait cavalier seul dans la région dans le cadre de la lutte contre toutes formes de criminalité organisée. Même du côté de la Libye, l’armée libyenne est loin d’être capable de faire face à l’immigration suspecte.

Les forces algériennes ont du pain sur la planche du fait qu’elles sont dans l’obligation de sécuriser et surveiller 1 600 km de frontières avec le Maroc et 1 000 autres km avec la Libye. Difficile d’arriver à couvrir tout cet espace terrestre, quelle que soit l’importance du dispositif sécuritaire qui sera mis en place. En face, l’immigration clandestine semble bien partie pour devenir une véritable « vitrine » pour Daech and Co.

L’Etat Islamique (EI) en Libye est en train de profiter de l’immigration clandestine pour gonfler ses rangs en préparatif à un lendemain qui inquiète vivement les autorités algériennes. En attendant, une mobilisation régionale qui doit s’opérer très rapidement. L’Algérie refuse de devenir le transit pour Daech et pour d’autres groupes armés.

L’Etat algérien est prêt à refouler des centaines de clandestins suspects d’avoir un lien avec le Djihad mondial, chose qui est tout à fait logique, indiquent les observateurs. 

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