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Nationale

L’armée intensifie ses opérations dans cette région

L’armée intensifie ses opérations dans cette région

Plusieurs attentats terroristes ont été perpétrés contre l’Armée nationale populaire (ANP) dans l’ancien fief de Madani Mezrag, ex-chef de l’ex-Armée islamique du salut (AIS), peu de temps avant l’annonce par ce dernier de créer un parti faite dans la wilaya de Jijel.

Nombre de terroristes ont été neutralisés par l’ANP dans cette région. Un autre s’est rendu en compagnie de trois femmes, toujours dans la wilaya de Jijel qui était utilisée par Madani Mezrag comme fief et quartier général pour l’ex-AIS. La recrudescence du terrorisme dans l’ancien fief de Madani Mezrag impose la question de savoir si ce dernier n’était pas au courant de l’installation d’une organisation terroriste dans la région.

Cette recrudescence est enregistrée dans la wilaya de Skikda notamment. Madani Mezrag, qui se targue de « représenter des milliers » d’anciens de l’ex-AIS, pouvait-il ignorer l’installation de terroristes d’Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) ou d’autres organisations criminelles comme Djound El Khilafa (organisation terroriste qui a annoncé son allégeance à Daech et a revendiqué l’enlèvement et l’assassinat de Hervé Gourdel) dans cette région ? Le chef de l’ex-AIS ne disposait-il pas de renseignements dans ce sens ? A-t-il évité d’informer l’ANP sur la présence de terroristes dans cette région ?

Autant de questions qui attendent des réponses quand on sait qu’il est difficile de croire que Madani Mezrag ne soit pas informé de la présence de terroristes dans son ancien fief. Dans les années 1990, l’ex-AIS avait pourtant combattu les terroristes du Groupe islamique armé (GIA) qui investissaient les lieux.

Madani Mezrag ne tenait pas à ce que des terroristes d’une autre organisation s’installent dans son fief. Le permet-il aujourd’hui à AQMI et autres organisations terroristes ? Lui, qui n’a pas condamné les attentats terroristes ayant ciblé l’Armée nationale populaire ces dernières semaines dans son ancien fief, utilise-t-il cette recrudescence pour exercer une pression sur les pouvoirs publics afin de les inciter à faire plus de concessions en faveur de son ex-organisation ?

Il est vrai que le chef de l’ex-AIS, bras droit de l’ex-Front islamique du salut (FIS), a annoncé la création d’un parti politique presque au même moment où est enregistrée cette recrudescence terroriste dans son ancien fief, suscitant des interrogations parmi l’opinion publique. Madani Mezrag, qui sait que la charte pour la paix et la réconciliation nationale interdit d’exercice politique toute personne impliquée dans le terrorisme, cherche-t-il à imposer, par la surenchère, l’attribution d’un agrément au parti politique dont il a annoncé la création ?

Le chef de l’ex-AIS, qui tente d’obtenir le retour de l’ex-FIS sur la scène politique, cherche-t-il à s’imposer comme « leader » de la mouvance dite « islamiste » ? Cette ambition est exprimée par Madani Mezrag en parallèle à une recrudescence du terrorisme dans son ancien fief et dont la tête était, rappelle-t-on, mise à prix dans les années 1990, et qui reconnaît avoir versé dans le crime.

L’ex-AIS a été l’auteur de plusieurs embuscades contre des soldats de l’Armée nationale populaire. Interdit légalement par la charte pour la paix et la réconciliation nationale de s’exprimer publiquement sur la politique, il a enfreint la loi, reconnaissant même que l’organisation qu’il dirigeait a ciblé des militaires, sans présenter publiquement des excuses.

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