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Nationale

Large élan de solidarité des Mozabites

Large élan de solidarité des Mozabites

L’élan de solidarité de la communauté ibadite à travers tout le territoire n’a pas faibli et s’est même renforcé au deuxième jour en ralliant la quasi-totalité des commerçants exerçant aux quatre coins du pays. Jeudi tous les commerces des Mozabites étaient fermés.

D’est en ouest en passant par le Centre, les milliers de négociants mozabites répandus à travers la majorité des villes algériennes ont suivi le mot d’ordre lancé mercredi à partir de Ghardaïa, théâtre de violents heurts entre habitants ibadites et malékites et qui ont coûté la vie à 23 personnes. Le mot d’ordre lancé par les membres de l’assemblée des notables des sept ksour mozabites a été aussi suivi dans quelques wilayas par des sit-in, à l’image de ceux tenus à Alger, Annaba et Batna.

A Alger, les commerçants mozabites ont baissé leurs rideaux. Ils ont été unanimes à condamner ce qui ce passe dans leur contrée d’origine. A Annaba, des dizaines de personnes originaires de la vallée du M’zab se sont rassemblés devant le théâtre de la ville du Jujube, non loin du cours de la Révolution, pour appeler à l’arrêt des agressions contre les membres de leur communauté dans la vallée du M’zab. Dans la capitale des Aurès, près de 200 Mozabites se sont rassemblés, jeudi, devant le siège de la Sûreté de wilaya.

Baisse du négoce dans la capitale de l’Est, Sétif et Mila

A Constantine, L’activité commerciale a affiché durant le week-end une légère baisse.

Et pour cause ! Les nombreux commerces gérés par les Mozabites, très actifs au centre-ville, étaient fermés. L’écho des graves incidents ayant secoué ces deux derniers jours la région de Ghardaïa n’a pas laissé indifférents les Ibadites de la ville du Rocher, à l’instar de ceux des autres régions du pays. Les centaines de négociants mozabites de la région de Constantine, Sétif et Mila ont suivi le mot d’ordre lancé par les membres de l’assemblée des notables des sept Ksour mozabites.

A Oran, Blida, Bouira… appel à bannir la fitna

Au centre du pays les réactions ont été identiques. Une condamnation unanime de la violence dans la vallée du M’zab.
A Blida, la majorité des locaux tenus par des Mozabites dans les divers quartiers de la ville n’ont pas ouvert au deuxième jour leurs portes aux clients.

Ces commerçants, dont une majorité active dans la vente de tissus, parfums et quincaillerie, ont suivi, depuis mercredi, l’appel des notables. Les contestataires ont déploré le fait que les incidents aient fait des morts, des blessés et d’autres actes de vandalisme et de destruction de nombreuses maisons dans cette région.

Un des commerçants grévistes a appelé à la « prise de mesures nécessaires pour protéger les vies et les biens des habitants de la région », et à « sanctionner sévèrement tous ceux qui sont à l’origine de la fitna et de l’anarchie qui s’est emparée de la région, en proie au régionalisme entre Ibadites et Malékites ».
Il a souligné le rôle des notables, des imams et des politiques de la région dans l’extinction de cette fitna et l’incitation des deux parties à coexister en paix, dans le respect des traditions et des spécificités propres à chacun d’elles.

Même constat dans la ville de Bouira, où la quinzaine de commerçants mozabites y travaillant a décrété une grève illimitée en signe de solidarité avec les victimes des violents évènements que connaît la wilaya de Ghardaïa.

Dans la ville de Khemis Miliana, 27 km à l’est d’Aïn Defla, des commerçants ont aussi fermé boutique pour le même motif. Ils sont une vingtaine à baisser le rideau depuis jeudi matin, et dont certains ont affirmé que ce mouvement de protestation pourrait encore se prolonger dans le temps.

Des affiches de solidarité avec les victimes des incidents de Ghardaïa et d’appel à l’intervention de « toutes les forces vives de la nation pour arrêter ces actes de violence » sont collées sur les portes des locaux, a-t-on constaté.
A l’ouest du pays, le constat était identique. Des membres de la communauté mozabite établis à Oran ont eux aussi organisé jeudi, pour la seconde journée consécutive, un rassemblement pour protester contre les violences

Les participants à cette action de protestation se sont donné rendez-vous à la place Aïssa-Messaoudi, face aux sièges des stations de la télévision et de la radio nationale, brandissant des pancartes portant des slogans dénonçant la violence et appelant au retour au calme et à la sécurité dans la région.
C’est dire qu’avec ce mouvement de grève, les événements de Ghardaïa se sont désormais invités sur tout le territoire national. 

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