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Culture

L’architecture, une expression de la culture vivante

L’architecture, une expression de la culture vivante

Hier et aujourd’hui se tient au palais de la Culture une remarquable rencontre culturelle et scientifique avec pour thème « L’étude de la stratégie du patrimoine entre développement et conservation ». En cette période où les identités nationales se referment en elles-mêmes, ce rendez-vous d’experts venus de pays lointains est un brillant témoignage, par l’intermédiaire de l’art architecturale, sur l’esprit de tolérance et de pacifisme entre toutes les nations du monde.

Cet esprit constructif et positif, réuni sous la bannière du prix Agha Khan, est matérialisé, dans ces deux journées au palais de la Culture, par des spécialistes de l’art architectural venus de chez nous et aussi de Suisse, d’Iran, de Turquie, d’Allemagne, du Soudan, de Palestine, de Tunisie.

Le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, a exprimé dans son allocution d’ouverture de ce colloque la bienvenue aux participants et souligné l’importance de cette rencontre visant, par le biais de l’architecture, à la promotion et à l’enrichissement du patrimoine dans ses différentes dimensions.

Le prix Agha Khan, d’un montant de un million de dollars, est attribué tous les trois ans à une œuvre architecturale, illustrant l’expression de la culture vivante.
La dernière date d’attribution de ce prix remonte à l’année 2013, couronnant douze éditions de la remise de ce trophée.

La journée d’hier a été consacrée à l’illustration des chefs-d’œuvre primés, suivie par des explications et des analyses de ces architectes de renom. On citera la revitalisation du quartier traditionnel de la ville de Birzeit en Palestine. Cette magnifique restauration a complètement transformé ces lieux urbains, créant une dynamique économique et faisant revivre miraculeusement les activités artisanales en déclin.

On citera aussi l’édification du cimetière musulman de la ville de Altach en Autriche. C’est un bijou architectural dédié à la communauté musulmane forte de près de quatre cent mille membres en Autriche.
Rien n’a été négligé pour refléter l’esprit de l’Islam avec des salles de prière et d’ablution modèles.

On citera aussi la restauration de bazar de Tabritz en Iran, un véritable chef-d’œuvre édifié dans les valeurs esthétiques de la riche civilisation persane. Bien d’autres exemples sont étudiés dans ce colloque, servant d’enseignement et d’expérience pour l’architecture algérienne qui a d’ambitieux projets dans la restauration de son patrimoine architectural ancien.

Nos jeunes architectes, quant à eux, ne manquent pas de génie et comptent aussi de belles réalisations à l’image de mosquées dans le Sud et aussi cette réhabilitation avec bonheur d’une clinique vétuste dans le centre d’El biar.

Ces journées d’études sont brillemment secondées par une imposante exposition avec, pour signe, l’architecture c’est la vie. C’est pratiquement le monde entier qui est représenté dans son expression de la culture vivante.

Le visiteur admire les réhabilitations architecturales réalisées dans le pur respect des traditions locales renforcées par des techniques modernes, et cela dans des pays aussi lointains que le Sri Lanka, la Chine, le Soudan. Agha Khan, souverain jordanien, architecte et historien de l’art, a su intelligemment, par son prix, insuffler dans ces réalisations architecturales, en plus de la tolérance, l’ouverture et l’humanisme entre les nations ; il a su mettre en valeur ces trois piliers de l’édifications : solidité, beauté et patrimoine.

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