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Nationale

L’approche algérienne comme modèle de référence

L’approche algérienne comme modèle de référence

La lutte contre le terrorisme nécessite une approche globale. Ce principe mis en avant par le ministre des affaires étrangères, Abdelkader Messahel, vient d’être adopté par des institutions internationales, onusiennes et régionales, mais aussi par des puissances militaires.

En acceptant cette démarche dite de « solution complète », ces institutions internationales avaient compris que la menace est déjà « globalisée » par les organisations terroristes.

Le phénomène de la mondialisation dans la guerre des « djihadistes » a déjà stigmatisé des pays du Moyen- Orient, la Libye et des contrées du Sahel. Il pourrait bien encore devenir plus tentaculaire et plus présent dans d’autres pays plus lointains et dans des régions encore insoupçonnables.

C’est que ce danger est global, de par les formes de nuisance et de la capacité à rassembler et unifier des hordes cosmopolites— chose que ne cesse de rappeler M. Messahel à ses interlocuteurs européens notamment— mais dont la seule charge idéologique demeure ces fetwas de la mort et de la désolation. C’est un fléau tragique qui n’épargne aujourd’hui ni les peuples du Nord, ni ceux du Sud, ni les pauvres, ni les riches.

Le choix de l’Union africaine qui avait désigné le président Abdelaziz Bouteflika pour coordonner l’action de l’Union Africaine pour la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent s’appuie déjà sur cette expérience douloureuse mais pionnière de notre pays dans ce domaine.

Une lutte qui ne peut être efficace que grâce à une politique de déradicalisation. C’est une politique qui va servir d’exemple à tous les pays africains.

Car, ce continent, en proie aux crises complexes de développement est déjà victime des hérésies de Boko Haram, de Daech, des Shebab, des réseaux multiples qui écument la région du Sahel de la Mauritanie jusqu’au Tchad, les Aqmi, Mujao et autres Ansar Dine qui déstabilisent le Mali, le Niger ou le Burkina Faso.

En juillet dernier, l’UA avait adopté le mémorandum algérien sur les perspectives de la prévention et de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent en Afrique.

C’est sans doute, sur la base de cette avancée importante que le Premier ministre Ahmed Ouyahia avait suggéré ou mis en exergue le fait que la désignation de l’Algérie dans la coordination ne peut être inscrite que dans la durée. Incontournable dans la recherche des solutions partagées au Mali et en Libye, notre pays veut surtout convaincre que la lutte contre le terrorisme est étroitement liée avec la politique de déradicalisation.

C’est une expérience algérienne qui est saluée comme un modèle de référence par des analystes, des diplomates et des experts internationaux. C’est cette approche qui devrait constituée aujourd’hui comme un point de convergence entre les pays engagés dans cette lutte. La réponse militaire n’est plus suffisante, car le fléau est déjà un phénomène social qui a pris des proportions politiques.

C’est la combinaison entre ces stratégies que la déradicalisation peut apporter ses fruits et imposer des stabilités sociales. Concilier le développement, l’investissement, la croissance économique et la promotion des libertés et des droits, sont aussi des vecteurs de lutte contre ce phénomène et ses implications transnationales.

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