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Nationale

«L’application des réformes dès la prochaine rentrée»

«L’application des réformes dès la prochaine rentrée»

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tahar Hadjar, a déclaré, avant-hier, à Tamda (Ouaguenoun) : « Nous procéderons dès la prochaine rentrée universitaire à l’application des réformes universitaires que nous avons mises au point. »

Cette déclaration du ministre est venue comme réponse à la question de savoir si en sa qualité de ministre de tutelle, il avait mis au point une politique devant faire sortir l’université algérienne de l’indigence scientifique et intellectuelle dans laquelle elle se débat depuis au moins un quart de siècle.

Le ministre a affirmé que selon la notation et le classement effectués par l’organisme Shangaï, expert en la matière, sur le nombre de 27 000 universités de par le monde prise en considération, l’université algérienne a été classée à la 1727e place.

« A l’échelle arabe et maghrébine, l’université algérienne tient encore une place plus honorable « , a poursuivi Tahar Hajar. Quant à la question d’insécurité pesant dans l’espace de l’université Mouloud-Mammeri de Tizi-Ouzou, Tahar Hadjar a assuré que le phénomène de violence est national. Il n’en demeure pas moins cependant qu’il a déploré l’existence de violence dans l’espace universitaire.

Quant aux problèmes qui reviennent avec récurrence à l’université Mouloud-Mammeri de Tizi-Ouzou, le ministre a souligné que la cause réside dans l’absence d’étude de leur cause en profondeur, et au même temps, a favorisé le dialogue entre les différentes parties concernées.

Prévision de livraison de 7 000 places pédagogiques et 8 500 lits

Sur les 17. 000 places pédagogiques en cours de réalisation, 7 000 seront livrées vers la fin de l’année en cours. Et sur le programme de 17 500 lits en cours de réalisation, 8 500 feront également l’objet d’une livraison d’ici la fin de l’année 2016. Tel est l’engagement pris par les chefs d’entreprises concernés envers Tahar Hadjar à l’occasion de sa visite.

La mission que s’est justement fixée Tahar Hadjar est l’identification de tous les problèmes rencontrés au niveau de ce pôle, qui accuse de grands retards dans l’avancement des travaux, et ce dans la perspective d’honorer les contrats de livraison selon les termes du calendrier portant engagement des uns et des autres.

Pour sa part, le Pr Idir Ahmed-Zayed, vice-recteur chargé de la planification à l’université Mouloud-Mammeri, a déclaré au Jeune Indépendant : « Aujourd’hui, il y a une réelle lisibilité, et les missions des uns et des autres sont bien définies. Toute lacune constatée dans le travail indiquera logiquement son auteur. »

« Cependant, vu les missions classifiées et les engagements pris et enregistrés, poursuit le Pr Idir Ahmed-Zayed, je demeure très optimiste quant au bon déroulement de la prochaine rentrée universitaire ».

Dans son discours, le vice-recteur chargé de la planification à l’université Mouloud Mammeri a fait allusion à la disponibilité des places pédagogiques et de lits pour les étudiants. En termes de chiffres justement, le Pr Idir Ahmed-Zayed a indiqué que sur les 22 000 candidats retenus pour le baccalauréat 2016, l’université Mouloud-Mammeri accueillera, selon les estimations, 11 000 nouveaux bacheliers.

S’agissant des étudiants sortants, c’est-à-dire les diplômés, leur nombre est estimé à 7 000. Si l’on additionne les places qui seront lib rées (7 000) et celles qui seront livrées (7 000), on obtient un chiffre de 14 000.

Donc, après avoir casé tous les nouveaux étudiants, au nombre de 11 000, il restera 3 000 places pédagogiques libres. Par ailleurs, notre interlocuteur a indiqué que l’université Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou compte 2 100 enseignants permanents, 54 000 étudiants en graduation et 2 000 autres en post-graduation.

Quant à la question de savoir si la restriction budgétaire de l’Etat, obligée par la baisse du prix du baril de pétrole, ne risque pas d’influer négativement sur les programmes en cours de réalisation, le Pr Idir Ahmed-Zayed a été catégorique : « La réalisation des 17 000 places pédagogiques et 18 500 lits n’est aucunement concernée par la rationalisation des dépenses publiques ! »

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