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Nationale

L’anthropologue Fanny Colonna a été inhumée au cimetière chrétien de Constantine

L’anthropologue Fanny Colonna a été inhumée au cimetière chrétien de Constantine

L’anthropologue et sociologue Fanny Colonna a été inhumée, samedi vers 15 heures, au cimetière chrétien de Constantine.

Arrivé en début d’après-midi à l’aéroport Mohamed Boudiaf, le cercueil de la défunte a été déposé deux heures plus tôt au cimetière en présence d’une foule nombreuse constituée essentiellement d’universitaires et de militants de la cause nationale ayant côtoyé la sociologue durant la guerre de libération ou après l’indépendance. Feue Colonna a été accompagnée à son arrivée de quelques membres de sa famille dont ses deux fils Vincent et François Colonna. Les autorités locales lui ont, de leur côté, réservé un accueil à la hauteur de la « grande femme » qu’elle fut.

Native de la région d’Arris dans les Aurès, feue Fanny Colonna est née d’une famille établie depuis le 19e siècle en Algérie où elle a vécue jusqu’en 1993. Elle fera une halte dans la ville du Rocher dans les années 1950 où elle enseigna au lycée Laveran au Coudiat. Militante de la cause nationale, Fanny Colonna a refusé avec son mari Pierre Colonna de quitter l’Algérie après l’indépendance et même repoussé de quelques années son départ du pays au cours de la tragédie nationale des années 1990 alors enseignante à l’université Bab-Ezzouar d’Alger.

Son courage et sa prise de « position vis-à-vis de la cause pour l’indépendance de l’Algérie ou encore des événements de la décennie noire lui ont valu d’être une véritable militante de la cause algérienne », a d’ailleurs dit Abdelmadjid Merdaci, chercheur-universitaire présent lors des funérailles. Algérienne de nationalité, Fanny Colonna aurait même refusé d’acquérir la nationalité française.

La défunte était considérée en France comme l’une des meilleurs anthropologues au monde. Directrice de recherche émérite au CNRS (centre national français de la recherche scientifique), elle est l’auteure, notamment, du « Meunier, les moines et le bandit : des vies quotidiennes dans l’Aurès du 20e siècle ». 

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