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Nationale

L’ANP découvre un important arsenal de guerre

L’ANP découvre un important arsenal de guerre

Deux importantes découvertes d’armes de guerre sophistiquées ont été mises à jour par les éléments de l’Armée nationale (ANP) vendredi et dimanche respectivement à Adrar et à Tamanrasset.

Une cache d’armes de guerre a été découverte par un détachement de l’ANP hier lors d’une patrouille menée à In Guezzam à Tamanrasset près de la frontière avec le Niger.

Cette cache contient un lance-roquettes RPG-2, une mitrailleuse lourde de type Diktariov, neuf pistolets mitrailleurs de type Kalachnikov, un fusil à répétition, sept chargeurs pour pistolets mitrailleurs de type Kalachnikov et une importante quantité de munitions de différents calibres s’élevant à 2573 balles et 30 roquettes.

Une seconde cache contenant une importante quantité d’armes de guerre et de munitions a été découverte vendredi dernier à Adrar par un détachement de l’Armée nationale contenant un canon SPG -9, deux mitrailleurs de calibre (14,5) mm, un mitrailleur de calibre (12,7) mm, un mitrailleur de type PKT, deux fusils à jumelles de calibre (7.62×54) mm, et trois mitrailleurs RPK.

La cache contient également deux pistolets mitrailleurs de type kalachnikov, un fusil semi-automatique de type SKS, un fusil à répétition, un fusil de type MAS-36, sept obus D30, quinze obus de mortier calibre 60 mm, dix-huit roquettes SPG-9, calibre 73 mm, trois roquettes RPG-7, deux missiles Grad BM, dix grenades F1, ainsi qu’une importante quantité de munitions s’élevant à 7098 balles de différents calibres.

Dans un rapport de sécurité qui a été présenté dernièrement aux commandements des armées du Sahel africain lors d’une réunion du CAERT sur l’évaluation de la lutte antiterroriste et contre le crime organisé, celui-ci indique que la sécurité près des frontières séparant plusieurs pays africains, notamment, le Mali, le Niger, la Mauritanie, le Burkina-Faso et le Tchad, est quasi inexistante. Ce qui a fait de ces pays une zone de repli idéale pour les groupes terroristes, suite à la pression qu’ils ont subie au nord du Mali.

On a notamment, indiqué dans ledit rapport que le nombre de soldats déployés sur les frontières entre la Mauritanie et le Mali, longues de plus de 1200 kilomètres, est insuffisant pour assurer le contrôle de toute infiltration via ces frontières.

Cette faille sécuritaire serait-elle derrière la prolifération des caches d’armes au sud algérien des groupes terroristes opérant au Sahel qui cherchent à se débarrasser de leurs arsenal de guerre dans le désert algérien car pourchassé par les autres armées africaines ?

Immense et enclavée, la région sahélo-saharienne reste difficile à contrôler pour ces pays. C’est une zone de non-droit, un carrefour du trafic d’armes et un refuge pour les preneurs d’otage.

Au nord du Mali et du Niger, des rébellions éclatent à intervalles réguliers. Les combattants d’Aqmi et aujourd’hui de l’EI trouvent auprès des tribus locales des relais pour leurs opérations, notamment lors des prises d’otages en forte recrudescence depuis cinq ans.

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